Après avoir remporté haut la main le titre de champion de Tunisie après un long sevrage qui aura duré trente trois ans, l'ES Radés caresse l'espoir légitime de gagner la coupe et réussir ainsi un magnifique doublé qui restera gravé dans l'histoire du club banlieusard. Le cinq radésien, incontestablement le plus fort cette saison et le plus équilibré à tous les niveaux du jeu, partira avec les faveurs du pronostic face à son homologue monastirien. Savoir bien gérer la pression propre à une finale de la coupe Mais, comme dans chaque match de la coupe, de surcroît quand il s'agit d'une finale, la logique n'est pas systématiquement respectée, le face à face entre Radésiens et Monastiriens nous promet une explication indécise et ouverte à tous les pronostics qui devrait revenir à la partie qui fera preuve d'une meilleure concentration et d'une plus grande maîtrise de soi. La pression risque en effet de peser lourd sur les épaules des joueurs et c'est l'équipe la plus forte mentalement et qui saura donc mieux gérer cette pression qui aura les meilleures chances de l'emporter. Un match tactique qui n'exclue pas le beau jeu Les deux protagonistes possèdent des arguments solides pour conférer aux débats une haute intensité qui fera certainement le bonheur du public de la salle de Radès. Le face à face entre le cinq radésien auréolé du titre de champion et son homologue monastirien sera à coup sûr âprement disputé pour le gain du précieux trophée. La dernière coupe remportée par l'ESR remonte à 1972. Entretemps, les banlieusards qui comptent six coupes à leur palmarès ont perdu six finales tout comme leur adversaire monastirien, dont les deux dernières éditions (2015 et 2016). Ces derniers n'ont cependant remporté la coupe qu'à une seule reprise (en 2000) contre neuf victoires aux Radésiens qui entendent épingler leur deuxième trophée à leur tableau de chasse. Il va de soi que le plus important est la victoire nonobstant la manière mais quand on compte des joueurs de la qualité de Abbadi, Kechrid, Maghrebi, Abassi et Hdidane d'un côté et Jaziri, Essari, Lahyani, Issaoui, Trimeche de l'autre côté, le spectacle ne peut être que garanti. Que la fête soit donc totale et que le meilleur gagne.