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Cri de colère contre la marginalisation et l'oubli
Publié dans Le Temps le 26 - 11 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Walid KHEFIFI p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le gouvernorat de Béja a été paralysé, hier, par une grève générale bien suivie décrétée par la coordination régionale des organisations nationales, en collaboration avec l'antenne régionale de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) en signe de protestation contre la marginalisation et refus du gouvernement de lancer des projets de développement dans la région.
Institutions publiques, entreprises privées, écoles, espaces commerciaux, cafés, restaurants ont fermé leurs portes. Seules les entreprises et les établissements publics assurant des services de première nécessité comme les services des urgences au sein de l'hôpital régional de Béja ou encore les boulangeries qui ont assuré un service minimum.
Les transports à l'échelle du gouvernorat ont été complètement paralysés, et la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a interrompu les lignes en partance de Tunis et à destination de Béja, Jendouba et Ghardimaou. Même les marchands ambulants ont répondu positivement au mot d'ordre de grève.
Zone industrielle désertée
La zone industrielle «Bouteffaha» a été aussi complètement désertée suite à la décision prise par les syndicats de l'usine de câbles automobiles allemande Kromberg & Schubert, qui emploie plus de 4000 salariés, de participer à la grève générale régionale.
Plusieurs centaines d'habitants de la région ont également organisé une marche de protestation un rassemblement de protestation devant le siège du gouvernorat, où a été érigée une tente et scandé des slogans dénonçant l'absence de perspectives d'avenir pour les jeunes et «l'exclusion» de Béja de la liste des gouvernorats qui bénéficieront de conseils ministériels consacrés à l'examen de projets de développement.
«De nouveaux mouvements de protestation qui pourraient être plus douloureux seront organisés pour défendre le droit de la région au développement et réclamer un partage plus équitable des richesses nationales », a déclaré le secrétaire général et porte-parole officiel de l'UGTT, Sami Tahri, qui s'est déplacé à Béja pour superviser cette grève générale régionale.
Cette grève, que le gouvernement n'a pas tenté d'empêcher en entamant des négociations avec les organisations régionales, a été décrétée pour protester contre l'exclusion du gouvernorat de Béja des annonces du chef du gouvernement, Hichem Méchichi, relatives à la tenue de conseils ministériels dédiés aux régions déshéritées lors de son allocution prononcée le 9 novembre.
4ème gouvernorat le plus pauvre
«Bien que Béja occupe le 4ème rang dans le classement des gouvernorats les plus pauvres, le gouvernement a continué à faire la sourde oreille aux revendications légitimes des habitants et n'a même pas daigné appliquer de précédents accords relatifs au développement régional signés avec les gouvernements précédents depuis 2013», a déploré la coordination régionale des organisations nationales à Béja dans un communiqué publié hier.
La grève générale à Béja, la première depuis l'indépendance dans ce gouvernorat du nord-ouest du pays, va donner le top départ d'une série de grèves générales régionales annoncées dans plusieurs régions déshéritées. Une deuxième grève générale est en effet prévue le 3 décembre à Kairouan. Les unions régionales du travail de Tozeur, Siliana et Jendouba ont également brandi des menaces de grève pour réclamer les parts de ces régions du gâteau du développement.
L'Union régionale du travail à Tataouine a, quant à elle, lancé un préavis de grève de trois jours les champs pétroliers Nawara et El Waha à partir du 30 novembre pour contester le licenciement de plusieurs dizaines de salariés, dont des membres des syndicats de base, par la société pétrolière autrichienne OMV.
Alors que la contestation sociale enfle dans plusieurs régions, l'UGTT voit d'un mauvais œil la naissance de coordinations régionales formées par des protestataires pour négocier avec les autorités régionales et même centrales soutient. De crainte de voir ces coordinations régionales lui couper l'herbe sous les pieds, la centrale syndicale historique encadre, parfois à contrecœur, ces mouvements de protestation.
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