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Une révolution qui reste à faire en Tunisie !
Publié dans Le Temps le 16 - 01 - 2021

Les spécialistes sont unanimes pour évaluer les capacités d'énergie solaire en Tunisie a plusieurs Gigawatt facilement et surtout durablement exploitable. L'ensoleillement du pays, particulièrement dans sa moitié sud, à l'instar des tous les pays de l'Afrique du Nord, est un trésor de la nature qu'il va falloir rapidement mettre à contribution.
Les chiffres de notre bilan énergétique sont éloquents. Sur la période 1990-2018, la consommation d'énergie primaire a plus que doublé, passant de 4,4 Mtep (Méga Tonne équivalent Pétrole) à 9,5 Mtep. En même temps, la production d'énergie primaire (pétrole et gaz principalement) a chuté, passant de 5,4 Mtep en 1990 à 4,6 Mtep en 2018. Cette détérioration du bilan énergétique s'est surtout accélérée depuis 2010, l'indépendance énergétique du pays est ainsi passée de 93% en 2010 à 51% en 2018. Les choses se sont dégradées encore plus avec les troubles qu'a connu la région de Tataouine et d'autres sites de production depuis 2019.
C'est pourquoi, les autorités tunisiennes ont déjà pensé à diversifier le mix énergétique national et à introduire le solaire depuis les années 2000. Les obstacles de toutes nature ont freiné le Plan Solaire Tunisien et une ultime mise à jour a été faite en 2015 et ce, en fixant des objectifs prometteurs portant sur la production de 25% d'électricité en énergies renouvelables en 2025 et 30% en 2030 (elle n'est que de 3% actuellement). Mais ces objectifs restent quand même relativement modestes d'abord au vu des besoins et surtout au vu des potentiels du pays et de ce que font d'autres pays comme le Maroc par exemple.
Le potentiel d'ensoleillement dans les gouvernorats du sud, Tozeur, Kébili, Tataouine, Médenine et Gabès, peut nous fournir, et de façon durable et propre de quoi se dégager complètement des énergies fossiles, au moins pour la production d'électricité. La conjoncture internationale nous est favorable puisque les coûts des panneaux solaires ont beaucoup chuté jusqu'à atteindre des taux inimaginables il y quelques années. En plus le choix de l'énergie solaire est un choix d'une industrie industrialisante, dont on a grandement besoin pour dynamiser l'industrie locale, booster la création de l'emploi et même favoriser l'exportation, sans compter l'acquisition des nouvelles technologies.
Pendant ce temps, les données du Ministère de l'Industrie, de l'Energie et des Mines fait état de seulement 394 MW de puissance installée en 2020, l'équivalent de 2,6% de pénétration des énergies renouvelables dans le mix énergétique national. C'est très peu et ça ne traduit ni nos besoins, ni surtout nos capacités. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres hélas, nous avons bien raté une révolution qui aurait dû nous propulser en première ligne de cette nouvelle industrie mondiale. On se rappelle la polémique de l'année dernière à propos du rôle de la STEG dans l'achat de chez les privés du surplus de production de l'électricité salaire.
Les petits calculs des uns et des autres, le manque d'imagination de l'administration conservatrice et influencée par des syndicats sans envergure, et surtout l'absence d'une vision ambitieuse et globale pour l'énergie et l'industrie du pays, nous clouent aux dernières places du palmarès africain, sans parler du palmarès mondial dans le solaire. Ces handicaps privent également les régions du sud d'un potentiel de développement sans commune mesure avec la situation actuelle. C'est pourquoi le développement de cette filière industrielle d'avenir devrait être en tête de toutes les exigences des régions du sud et devrait surtout être porté par toutes les forces de la société civile.
A.L.B.M.


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