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Spirale dépressive ?
Endettement des ménages
Publié dans Le Temps le 29 - 01 - 2008

La société tunisienne passe par une période de surcroît de consommation. Une dynamisation de la demande nationale accompagnée par une saignée d'endettement.
Les dépenses familiales ont tendance à dépasser les revenus des ménages tunisiens et les crédits à la consommation suivent une courbe ascendante. La croissance économique génère un cercle bouclé d'accroissement de la production, de recrudescence de la demande, d'une amélioration des revenus et d'une relance de la croissance. Un effet multiplicateur de la demande qui pose actuellement la dangereuse inadéquation entre les revenus et les besoins de consommation. Le fléau de l'endettement des ménages suit le même rythme que celui de la consommation. Un mal nécessaire qui répond aux besoins croissants de consommation mais qui nécessite une régulation continue pour contourner les effets pervers de l'affluence de l'endettement sur les équilibres macro-économiques mais aussi sur la solvabilité des crédits bancaires.

Les crédits de logement, les crédits pour l'acquisition de véhicules, les crédits de consommation...la liste est longue et le ménage tunisien se trouve entre l'enclume et le marteau. On parle d'un surendettement des ménages qui à ce rythme là s'enlissent dans un cercle vicieux de crédits et d'annuités de remboursement. Un contrôle des flux des crédits non professionnels est indispensable.
L'endettement des ménages et le volume des dépenses suivent une même cadence. La moyenne des dépenses pour un ménage tunisien est estimée à 8211 dinars, soit une moyenne de dépense évaluée à 1820 dinars par personne. Selon l'enquête élaborée par l'institut National de la Statistique (INS) et durant le quinquennat 2000-2005, la moyenne des dépenses par personne a enregistré un taux de croissance de 6,5% à prix courants et de 3,8% à prix constants. La structure des dépenses a connu durant les cinq années citées comme des références des modifications. Le taux de croissance des dépenses de consommation alimentaire connaît un ralentissement par rapport aux dépenses de consommation en télécommunication. La part des dépenses alimentaires est passée de 40% en 1990 à 34,8% en 2005, soit un taux de croissance moyen de 4,7%. Concernant les dépenses de consommation, elles sont passées de 0,5% en 1990 à 3,7% en 2005, soit un accroissement de 34,9%. Par ailleurs, en passant de 22% à 22,8% du total des dépenses de consommation, les dépenses allouées à la catégorie « logement » ont quasiment préservé le même rythme.
L'endettement global des particuliers auprès du système bancaire et des caisses de sécurité sociale s'élève à 6,5 milliards de dinars à la fin octobre 2007 reflétant une maîtrise et une retenue appréciable en terme de consommation. L'endettement des ménages est ventilé en crédits de logement, de véhicules, de prêts universitaires et de crédits à la consommation courante. Le volume des crédits est passé de 3.073.041 mille dinars à 5.756.878 mille dinars. Et les crédits consentis pour le financement de l'habitat se taillent la part du lion des crédits non professionnels alloués par les institutions bancaires aux particuliers.

Il va sans dire que l'impulsion de la consommation nationale et par ricochet l'ascension des crédits de consommation et donc de l'endettement des ménages, contribuent à la dynamisation de la croissance économique. Une dynamique qui n'exclut pas les risques de déstabilisation micro et macro économiques liés à la pression du phénomène du surendettement sur les ménages, et son impact sur le pouvoir d'achat des consommateurs mais aussi sur l'accroissement des crédits bancaires non performants.
En fait, les besoins de consommation additionnels et l'évolution du niveau de vie imposent aux ménages le recours aux crédits bancaires pour financer leurs dépenses. Dans une économie d'endettement, le phénomène est loin d'être anormal. Mais la gestion du portefeuille des crédits de consommation doit prendre en considération la capacité de remboursement des ménages de manière à éviter l'affluence des crédits non performants et d'altérer en conséquence les sources de financement de l'économie.


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