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Les deux partis victorieux tentent de s'unir contre Musharraf
Pakistan
Publié dans Le Temps le 21 - 02 - 2008

Le Temps-Agences - Le bras de fer a commencé hier au Pakistan entre le président Pervez Musharraf et l'ex-opposition, qui a remporté massivement les législatives de lundi et s'efforce de s'unir contre le chef de l'Etat récemment réélu et soucieux de s'agripper à son poste.
M. Musharraf, qui a assuré hier qu'il n'envisageait pas de démissionner pour l'heure, a plaidé pour une "coalition harmonieuse" après la défaite électorale cinglante des partis qui le soutiennent.
Mais rien n'est joué car aucun des deux partis en tête ne dispose d'une majorité pour gouverner seul.
M. Musharraf pourrait ainsi jouer sur la défiance qui subsiste entre ces mouvements des deux anciens Premiers ministres ennemis des années 1990 : le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) de Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre dans un attentat suicide, et la Ligue Musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), de Nawaz Sharif.
D'autant que les deux formations qui ont entamé hier deux jours de négociations pour un gouvernement d'union, divergent déjà sur le sort à réserver à M. Musharraf.
M. Sharif, évincé du pouvoir le 12 octobre 1999 par le putsch du général Musharraf et aussitôt condamné à la prison à vie avant d'être exilé, a appelé à "débarrasser le pays de la dictature" et exigé le départ du chef de l'Etat, réélu pour cinq ans le 6 octobre dernier par le Parlement sortant.
Le veuf de Mme Bhutto, Asif Ali Zardari, lui, a simplement refusé de gouverner avec des membres du camp Musharraf sans appeler le président à démissionner. Il ne serait d'ailleurs pas hostile à une cohabitation avec un Musharraf dépouillé de pouvoirs extraordinaires qu'il s'était attribués parfois au mépris de la Constitution.
Les discussions s'annoncent donc difficiles entre la PML-N et le PPP de M. Zardari, que le gouvernement de M. Sharif a envoyé deux fois en prison pour corruption pendant onze années au total.
Sans compter que le PPP est un parti qui se veut progressiste et que Mme Bhutto avait promis de "débarrasser le Pakistan des islamistes", y compris en permettant aux Etats-Unis de frapper sur son territoire, dans les zones tribales du Nord-ouest bastion des talibans et des combattants d'Al-Qaïda.
A l'inverse, les Américains se méfient de M. Sharif et de ses sympathies passées avec des fondamentalistes. Signe d'ailleurs d'une certaine anxiété de Washington dans l'attente d'un nouveau pouvoir à Islamabad, le président George W. Bush a dit espérer que le futur gouvernement pakistanais soit "l'ami des Etats-Unis".
M. Bush présente régulièrement M. Musharraf comme son "ami" et l'un de ses meilleurs alliés dans sa "guerre contre le terrorisme". Washington juge en effet que la progression des islamistes proches d'Al-Qaïda et des talibans menace la seule puissance nucléaire du monde musulman.
Les résultats officiels des élections sont encore attendus, mais les médias d'Etat donnent déjà une avance considérable au PPP (86 sièges) et à la PML-N (65), loin devant la PML-Q (37), au pouvoir depuis 2002 et principal soutien de M. Musharraf. Le camp Musharraf a d'ailleurs reconnu la défaite dès avant-hier.
La répartition des portefeuilles dans un éventuel gouvernement PPP-PML-N et, surtout, de celui de Premier ministre, sera donc épineuse. Outre qu'elle s'est transformée en un référendum de rejet de M. Musharraf, le second enseignement majeur de la consultation de lundi est que la population a exprimé sa défiance à l'égard des partis islamistes radicaux, qui n'ont obtenu que trois sièges contre plus de 50 lors des législatives de 2002. Ils avaient bénéficié à l'époque, dans cette République islamique de 160 millions d'habitants, de l'anti-américanisme ambiant après que les Etats-Unis eurent chassé fin 2001 les talibans et Al-Qaïda de l'Afghanistan voisin. La vague d'attentats suicide sans précédent qui ensanglante le pays depuis près d'un an, avec près de 1.000 morts, leur a probablement été fatale.


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