La situation s'est quelque peu décantée à l'issue des confrontations comptant pour l'avant dernière journée de la Coupe de la CAF, au niveau du Groupe1. Trois certitudes au moins, résultent en effet, d'une part de la victoire remportée par le Club Sportif Sfaxien à Luanda, et d'autre part, du nul concédé par le Club Africain, sur son terrain, face à Harass EL Houdoud. La première concerne la qualification d'au moins un représentant tunisien à la finale. La seconde a trait à la nouvelle donne en matière de goal-différence, atout précieux dont le CA, s'il avait gagné son dernier match, pourrait espérer se prévaloir en cas de nul à Sfax. Par conséquent, il est désormais acculé à s'imposer, alors que quatre-vingt-dix auparavant, il était dans une situation qui lui permettait se contenter d'un résultat de parité pour se qualifier. Ainsi, cet avantage passe dans le camp sfaxien pour la simple raison qu'un match nul fera son affaire.
Cependant , vu l'enjeu, pareilles spéculations pourraient se révéler nocives et l'on se doute bien que dans les deux camps l'on est trop averti pour se livrer à de pareilles réflexions.
Une chaude et indécise empoignade C'est dire combien l'empoignade en perspective entre les deux homonymes sfaxien et tunisois s'annonce chaude, le duel intense et l'issue de la confrontation indécise. Il va de soi qu'à un tournant aussi décisif de la compétition, le moindre moment de déconcentration, la moindre faute pourraient se solder par une fatale élimination.
Quoique l'on dise , cependant, les " Noir et Blanc " partent légèrement favoris : à l'avantage de jouer à domicile, s'ajoute le fait qu'ils sont sur une courbe ascendante, comptant à leur actif pas moins de trois victoires contre un seul nul sur les quatre dernières rencontres dont deux disputées dans le cadre de la Coupe de la CAF contre Harss El Houdoud (1-0) et Inter Club de Luanda , en déplacement (2- 3 ), les deux autres dans le cadre du championnat national contre l'ASK ( 2-0) et l'ESHS ( 1-1 ) hors de leurs bases, et ce en l'espace de deux semaines.
Par ailleurs, le parcours du CSS, quoique en dent de scie, est quand même marqué par un événement notable, celui de la réconciliation avec la victoire à domicile dans le cadre du championnat de la Ligue 1, après une longue période de sevrage, la dernière victoire remontant à un certain 28 novembre 2007.
Une trêve venue à pic De plus, auréolé par son statut de leader unique de son groupe, le Club Sportif Sfaxien se retrouve dans des dispositions mentales et morales favorables, d'autant plus qu'il a son actif le capital buts le plus fourni, ses attaquants ayant pu " scorer " à 09 reprises dont trois lors du dernier match au stade du 22 juin à Luanda, abstraction faite des occasions ratées. A ce propos, les ratages à répétition sont un sujet de controverse dans les milieux clubistes sfaxiens. décriés comme un indice carentiel par les uns, ils sont considérés comme un signe de bonne santé par les autres, dans la mesure où ils reflètent l'aptitude de l'équipe " Noir et Blanc " à construire des offensives bien élaborées, à créer des opportunités et à porter le danger devant les bois adverses, la réussite dans la concrétisation n'étant plus alors qu'une question de temps et d'entraînement.
Justement, la trêve d'ici le 18 octobre, qui tombe à pic est une opportunité à saisir par Ghazi Ghrairi pour soigner les automatismes et apporter les corrections qui s'imposent , particulièrement au niveau du compartiment défensif qui pêche, pour sa part, par son étonnante fébrilité notamment au niveau de l'axe central. En effet, si le CSS occupe le premier rang en attaque, sa défense est l'avant-dernière du groupe avec un passif de 6 buts. Taieb Taieb LAJILI