L'Espérance contre Stade malien: Où regarder la rencontre en direct ?    3 vacances scolaires en deux semaines : le calendrier qui fait rêver les élèves    Prix Deepal en Tunisie : G318, S07 et S05 avec fiches techniques et prix détaillés    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Retour des pluies : le nord et le centre concernés dès l'après-midi    Le pamplemousse ou pomélo en Tunisie : un trésor nutritionnel et culinaire souvent ignoré    Pluies éparses et vent actif : prudence sur les côtes et dans le sud    8e édition des Volants d'Or : Performance, innovation et engagement RSE au cœur du secteur auto    Palmarès des Volants d'Or 2025 avec TotalEnergies    La Tunisie à Ajaccio et à Bordeaux    Elaa Saïdi décroche le bronze à Radès !    Le Festival Thysdrus ou Journées Romaines d'El Jem se tiendra les 28 et 29 mars 2026 (programme)    Le roman de Nizar Chakroun finaliste du Booker arabe à Manama remporte le prix Naguib Mahfouz au Caire    Journée mondiale de lutte contre le cancer : recommandations de l'OMS pour prévenir les risques    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Les téléviseurs et moniteurs OLED Samsung 2026 compatibles NVIDIA® G-SYNCTM pour des performances gaming d'élite    Météo en Tunisie : temps nuageux, températures en légère hausse    Un Tunisien à la tête du GISR : Mohamed Ali Chihi nommé Executive Director    Prix international de la fiction arabe (IPAF) : six romans en lice pour le Booker arabe 2026    Groupe UIB: 40 millions de dinars pour le financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, à Chebika    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Adnane Belhareth prend les rênes du Club Africain de handball    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Iran–Etats-Unis: Une réunion sous haute tension prévue ce vendredi, ce que l'on sait    L'Université de Sousse obtient l'accréditation internationale « Université entrepreneuriale » du NCEE    Tokyo : Les Tunisiens peuvent enfin renouveler leurs passeports facilement depuis l'ambassade !    Météo Tunisie : temps partiellement nuageux et pluies éparses sur les côtes nord jeudi    Pourquoi le député Ahmed Saidani a-t-il été arrêté ?    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Trois startups tunisiennes sélectionnées pour participer à GITEX Africa Morocco 2026    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Chercher l'homme
SIDA et crise économique
Publié dans Le Temps le 12 - 10 - 2008

Intervenant au beau milieu de la crise économique mondiale, le couronnement des recherches scientifiques sur l'infection appelée SIDA par le prix Nobel de médecine, au titre de l'année 2008,
est regardé par certains citoyens et spécialistes comme une occasion propice pour mesurer la part réelle revenant au mauvais fonctionnement de la société et de l'économie dans le développement et la propagation des maladies humaines.
Des citoyens et commentateurs avertis signalent, à cet égard, que les économistes ultra- libéraux évoquent, souvent, le coût économique élevé de la santé, de l'enseignement, de l'emploi, de la solidarité et autres actions à caractère social, propres à améliorer les conditions de vie des gens, comme principale cause des déficits et déséquilibres budgétaires, à tous les niveaux, mais ils occultent, délibérément, les pertes et dommages beaucoup plus élevés occasionnés par les mauvaises pratiques économiques et commerciales, en favorisant la pauvreté, l'exclusion et la marginalisation qui sont la source de la plupart des maladies humaines dont en particulier le SIDA.

Fragilité des milieux pauvres
L'un d'eux a fait remarquer que selon les études et les rapports publiés à son sujet, le SIDA est un paquet d'infections classiques, comme les pneumopathies, dont la transmission et la diffusion sont favorisées par la promiscuité sexuelle, la prostitution, la toxicomanie, et l'homosexualité qui sont répandues dans les milieux pauvres et marginalisés, de sorte que les nombreuses infections qui composent la maladie du SIDA, sont des infections caractéristiques des milieux pauvres et extrêmement fragilisés, par leur pauvreté.
Cependant, a-t-il ajouté, les personnes pauvres formaient et forment, encore, dans de très nombreux pays, la classe la plus importante, du point de vue démographique, à telle enseigne que le père de la pensée économique libérale, triomphante de nos jours, l'anglais Malthus, a été engagé dans la voie de la réflexion économique par le spectacle désolant du nombre très élevé de pauvres dans la société anglaise du 18 ème siècle.
Or, la pauvreté signifie fondamentalement la mauvaise répartition des richesses dans la société, et contrairement à ce que veut une hypocrite opinion, encore, répandue, la pauvreté est d'origine sociale et économique et elle n'est nullement '' une fatalité naturelle''.
On peut dire autant des différentes maladies qui affectent l'homme. Elles sont fondamentalement d'origine sociale, c'est-à-dire que leur diffusion est favorisée par les mauvaises conditions de vie des hommes évoluant au sein de la société, qui est un milieu forgé par les hommes eux-mêmes.
Dans cet esprit, un commentateur rappelle que poussant très profondément la réflexion sur cette question, les anciens philosophes arabes du moyen-âge étaient, déjà, parvenus à la conclusion qu'une société rationnellement organisée n'a besoin ni de médecins, ni de juges, ni de maîtres à penser pour montrer le droit chemin à ses membres, puisqu'ils se conduisent, tous, à tous les niveaux, et dans toutes les circonstances, conformément aux principes de la raison.

Le tribut de la licence et du dérèglement
En effet, a-t-il affirmé, le SIDA et la crise économique sont causées, toutes les deux, par des dérèglements et des perversions du comportement humain.
Au-delà de la pauvreté et de l'exclusion, la maladie du SIDA est provoquée, spécialement, par un dérèglement du comportement chez le malade, car tous les pauvres ne sont pas nécessairement exposés à cette maladie, mais c'est la fréquentation des milieux et foyers de contamination qui est la cause de la transmission et de la contamination, en l'occurrence là où sont répandues la promiscuité sexuelle, la prostitution, la toxicomanie et l'homosexualité. Ceci est valable, aussi, pour la majorité des infections humaines, causées par des agents extérieurs pullulants dans des milieux bien déterminés. Mais, concernant le SIDA dont les foyers sont des milieux sociaux, il est moralement permis de considérer les personnes fréquentant ces milieux comme des personnes déréglées et dignes de meilleures conditions de vie, car elles ne sont pas contentes de leur état, ni responsables de la situation dans laquelle elles se sont trouvées. Le dérèglement de leur comportement est causé par une mauvaise organisation de la société et le mauvais fonctionnement de l'économie.
Délaissés à leur propre sort et exclus de la sphère active de la société, ces milieux pauvres et marginalisés sont fatalement gagnés par toutes les formes de licence et de perversion, de façon que leur corps et leur esprit perdent, physiologiquement et psychologiquement, la vigilance indispensable pour apprécier le monde à sa juste valeur.
Ce sont également un excès de dérèglementation et un dépassement incontrôlé des normes requises qui ont provoqué la crise économique actuelle, parce que les pouvoirs publics, fragilisés par le mirage de l'ultra -libéralisme, n'ont pas été assez vigilants pour réagir, convenablement, au moment voulu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.