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50 ans d'université : Le pari de la quantité au détriment de la qualité
POINTS CHAUDS
Publié dans Le Temps le 17 - 11 - 2008


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Au départ ils étaient 2459 en 1958 ; aujourd'hui ils sont 350 mille !
L'université tunisienne a vu le jour il y a 50 ans. En 1958, au lendemain de l'indépendance, le gouvernement avait pour objectif de tunisifier le système d'enseignement et capter les compétences locales qui partaient à l'époque terminer leur formation universitaire à l'étranger.
Une formation certes limitée en termes de spécialités, soit quatre seulement, en nombre d'étudiants ainsi que du cadre enseignant, mais qui était quand même de qualité. En fait, six établissements universitaires assuraient une qualification en sciences fondamentales, en sciences économiques, juridiques et de gestion, en lettres et sciences humaines ainsi que la maîtrise. Il y a un demi-siècle, 2459 étudiants fréquentaient ces enceintes dont 379 filles. Un nombre très limité qui s'est développé au fil du temps mais qui a contribué à l'édification et l'orientation socio-économique du pays. Incontestablement le poids de cette frange de la société était d'une importance majeure à tous les niveaux. Car outre sa vocation de formation et d'encadrement, l'université était un terrain propice pour le développement et l'émancipation des idées et des esprits. Les étudiants des années 60, 70 contribuaient activement dans la formation du paysage sociopolitique, à l'instar de l'Union Générale des Etudiants Tunisiens.
La mission de l'université n'était pas réduite uniquement à la formation théorique et technique des étudiants. Mission quand même d'importance majeure, car c'est ainsi que nous avons réussi à relever les défis du développement socio-économique. Elle leur a assuré un terrain favorable pour l'ouverture et l'échange des idées à une époque riche en mouvements et même déterminante pour le monde arabe.

Saut quantitatif, mais la qualité de formation
Après cinquante ans d'existence, l'université a réalisé un saut quantitatif. Le nombre des étudiants s'est multiplié durant cette période pour dépasser les 350 mille actuellement. Notamment le taux de croissance lors de l'année universitaire 2007-2008 a dépassé les 800 %. Un résultat positif qui reflète une volonté d'assurer un siège dans les enceintes des établissements universitaires pour chaque bachelier. En revanche, des nouveaux défis se posent pour la Tunisie et essentiellement l'Université. Il s'agit bel et bien de l'adaptation de la formation au marché de l'emploi. Partant du fait que le taux du chômage gagne du terrain auprès de cette population et la touche de plus en plus, à tel point que nous avons atteint un niveau alarmant, il est plus que jamais urgent d'apporter des réponses à cette problématique.
Autre point qui se pose actuellement, la qualité de la formation universitaire. Malgré les réformes introduites tout au long de ce processus, le dernier est l'intégration du système LMD, les spécialistes mettent en question la composante qualité de formation. Ils clament haut et fort la nécessité d'améliorer la qualité des études et par conséquent le niveau de la qualification auprès de cette population. Ils ne cessent de réitérer que le niveau des étudiants a décliné lors des dernières années. Mais à qui incombe la responsabilité ? « C'est en fait une responsabilité partagée entre l'université et les enseignants eux-mêmes », juge M. Adnane Zmerli, ex-doyen de la Faculté des Sciences et l'un des acteurs qui ont contribué à l'édification de l'Université tunisienne.
« Il est vrai qu'auparavant, nous étions habitués à accueillir des étudiants déjà bien encadrés. Les enseignants n'avaient pas des difficultés à leur apprendre les savoir et par conséquent, avoir des diplômés hautement qualifiés. Actuellement, la donne a changé. Il est en fait appelé à s'impliquer davantage dans la démarche d'amélioration du niveau », réitère l'ex-doyen.
Notre université fête ses cinquante ans. Un événement historique pour toute la structure universitaire dans un sens large. Un événement qui mérite un temps d'arrêt pour dresser le bilan de 50 ans et également prévoir un avenir meilleur, basé sur le souci d'investir dans le savoir et la connaissance. Une action dont notre université a besoin plus que jamais.


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