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Ce train-train...
Transport : On modernise les équipements, mais l'intendance ne suit pas ...
Publié dans Le Temps le 06 - 12 - 2008

La SNCFT ne cesse de moderniser ses équipements et son infrastructure afin de répondre au mieux aux besoins de ses multiples usagers et de conserver l'image de marque d'une société ferroviaire plus que centenaire ayant été instituée sous Kheireddine pour desservir des lignes de la banlieue avant d'être étendues, sous la colonisation jusqu'à Gafsa.
Les moins de vingt ans ne se rappellent certainement pas de la gare de Tunis, une petite bâtisse avec quelques guichets et une salle d'attente exiguë, où les voyageurs venaient attendre les leurs trains pour de multiples destinations, banlieues et grandes lignes confondues.
De nos jours les choses ont changé, ce qui est tout à fait normal, à l'aube du 21ème siècle.
Un grand bâtiment a remplacé cette "mansarde" qui rappelait les gares de style colonial, avec un toit en ardoises rouges et des murs peints à la chaux. Mais les mécanismes ne suivent pas. Et les trains ne sifflent pas encore...
La grande gare d'aujourd'hui comporte toutes les commodités aux services des usagers, avec un stand de renseignement et des tableaux électroniques pour annoncer les horaires des trains.
Pour éviter une longue attente aux voyageurs, on a même fait installer dernièrement (il y a quelque deux ans) des distributeurs automatiques de billets.
Une supérette et un kiosque à journaux, une cafétéria et des taxiphones font le bonheur des voyageurs pouvant désormais joindre l'utile à l'agréable.
A proximité, un poste de police assurant la sécurité, ainsi qu'un bureau municipal pour la légalisation des signatures et le retrait des actes de naissance.
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Hélas, tout n'est pas aussi limpide.
Car les déboires commencent une fois franchie l'entrée aux quais.
Les indications ne manquent pas certes, mais où on constate de prime deux choses primordiales pour le voyageur : la sécurité et le manque de coordination et de ponctualité.
En effet, il arrive qu'on attende longtemps sur le quai avant de voir arriver le train après l'heure indiquée au tableau lumineux.
En plus à cause des voitures vétustes, les voyageurs sont exposés à plusieurs dangers : des portes qui ferment mal ou des fenêtres béantes à cause de vitres cassées, laissant s'infiltrer de l'eau en cas de forte pluie ou des courants d'air transformant les voitures en chambres frigorifiées.
Par ailleurs, les voyageurs ont pris l'habitude de passer de wagon en wagon, avec d'autant plus de facilité que les portes de ces wagons aux serrures obsolètes ne se referment pas.
Ils ne se rendent cependant pas du danger qu'ils encourent, les trappes qu'ils empiètent pour traverser tenant souvent à un fil. Il suffit qu'une de ces trappes cède...
Aucune inscription ne met en garde le voyageur du risque auquel il s'expose en traversant les wagons, chose qui est de surcroît interdite dans tous les trains du monde.
Aucune inscription n'interdit également de monter ou de descendre en marche ou de se pencher par la fenêtre.
Jadis, dans les wagons en bois qu'on appelait des trains de cow-boy ces inscriptions existaient bel et bien et ceux qui y contrevenaient encouraient de sérieuses sanctions.
De nos jours, elles ont magiquement disparu, et les contrevenants circulent librement dans les wagons en agissant à leur guise et impunément.
Cela est dû au manque de vigilance.
Plus d'une fois, les voyageurs ont assisté impuissants, aussi bien dans les trains de banlieues que dans ceux des grandes lignes à des attaques par des voyous qui les ont délestés de tout ce qu'ils avaient sur eux en agissant de manière imperturbable en prenant leur temps d'opérer à leur guise avant de descendre à la station d'après.

Où sont passés les agents de sécurité ?
Pour toute réponse citons cette anecdote racontée par un voyageur qui a assisté à ce genre de dépassement alors qu'il se trouvait par hasard dans un train de banlieue.
C'était un jour de match de football. Des fans avaient envahi les wagons pour semer toute sorte de trouble. Les contrôleurs s'étaient accompagnés de deux agents de sécurité qui ne pouvaient même pas assurer la leur. Ils étaient tout simplement vêtus de combinaisons où il y avait inscrit en gros caractères le terme : SECURITE. Mais ils n'avaient aucun moyen pour intervenir efficacement. Sans parler de leur qualité sur le plan juridique, car ils n'étaient que de simples agents travaillant pour le compte d'une société avec laquelle sous-traitait la compagnie des chemins de fer.
C'est la raison pour laquelle le trafic des trains a été supprimé le soir. Le dernier train pour la banlieue étant prévu désormais à 22h15.
Cela veut-il dire que la compagnie est incapable d'assurer la sécurité du voyageur comme il se doit.
Concernant la sécurité dans les gares deux choses essentielles sont à relever.
A part la gare centrale où une certaine infrastructure a été instituée pour répondre à la sécurité des voyageurs, dans les gares de banlieue les choses se présentent différemment.
Le manque notoire d'éclairage et d'abris encourage certains délinquants chevronnés à agir au moment opportun pour commettre leurs forfaits.
Par ailleurs dans certaines gares telles que celle d'Ezzahra des voyageurs traversent n'importe comment la voie ferrée. Certains sont parfois surpris par un train direct ou un train de marchandises.
Pourquoi ne pas prévoir des passerelles pour permettre à ces personnes de traverser en toute sécurité ?
En attendant des barrières pourraient être installées entre les voies ferrées (comme c'est le cas à la gare de Radès) pour dissuader toute personne de traverser.
Les bureaux dans ces gares bien équipées du reste sont souvent désertés.
Dernièrement une jeune fille qui attendait son train sur le quai, a été happée par un train direct.
Pourquoi ne pas prévenir les voyageurs par les hauts parleurs (qui servent rarement) de ne pas se mettre au bout du quai et de ne pas traverser la voie ferrée ?
Ces annonces doivent être faites plusieurs fois par jour afin d'éviter des drames.
Les réponses à ces questions par les agents de la SNCFT sont mitigées.
Le plupart consent à dire que tout va changer avec le train électrique qui interviendra sous peu...


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