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« On y a recours pour la sécurité de la mère et de l'enfant »
Santé : Pratique-t-on plus de césariennes qu'il n'en faut ?
Publié dans Le Temps le 14 - 12 - 2008


*
*Interview de Moncef Daghfous
La césarienne en tant que mode d'accouchement prend de nos jours une place de plus en plus importante. En Tunisie, 20% des femmes donnent naissance à leur bébé par cette voie opératoire. Dans les cliniques privées, les chiffres sont encore plus élevés (4-5 femmes sur 10).
Si pour certaines femmes, la césarienne ne pose aucun problème, pour d'autres, cette voie de naissance est plus difficile à vivre.
Les explications du gynécologue Moncef Daghfous

Le Temps : Tout d'abord, ne pensez-vous pas qu'il y a trop d'accouchements par césarienne en Tunisie ?
Moncef Daghfous : Malgré les risques pour les mères et leurs nouveau-nés, le taux de césariennes a doublé en vingt ans. On compte actuellement une césarienne sur cinq accouchements dans notre pays soit 20% alors que le recours à la césarienne ne concernait qu'une naissance sur 10 dans les années 90.
Cela est justifié du fait que nous avons eu dans le passé plusieurs dégâts à l'accouchement que ce soit du côté maternel ou fœtal. Or la césarienne est faite pour la sécurité de la mère et de l'enfant.
C'est un mode d'accouchement alternatif, à préconiser lorsque l'accouchement par voie basse met en danger le bébé ou la maman. On opte pour la césarienne pour les raisons suivantes : l'étroitesse excessive du bassin de la mère, un bébé trop gros, la présentation de bébé soit par le siège, la prématurité, avec un bébé trop petit qui risquerait de ne pas supporter un accouchement par voie basse, une dilatation insuffisante du col de l'utérus et la présence chez la mère de diabète, d'hypertension ou de problèmes cardiaques.
Généralement, elle intervient lorsqu'il y a impossibilité d'un accouchement par voie basse, c'est à dire par les voies naturelles. Donc, on essaie d'éviter les accouchements laborieux. Avant on se permettait. Mais les accidents sont nombreux car on voulait épargner la femme d'une césarienne. De nos jours, la césarienne est une opération facile, certes fatigante pour la femme puisqu'elle perd environ un demi litre de sang par césarienne. Il y a certes des effets secondaires. Mais c'est un moindre mal plus souvent. Dans certaines maternités, le taux dépasse les 20%.

Le recours à la césarienne est-il lié à des raisons économiques ?
Non je ne pense pas. Si l'accouchement pourra se faire par la voie normale, pourquoi recourir à la césarienne? Mais il y a certaines jeunes femmes qui insistent pour accoucher par césarienne. On ne laisse pas faire si l'accouchement est facile.
De nos jours, l'accouchement se fait de plus en plus sans douleur. Certes, il y a des cas limites notamment pour les femmes âgées et stériles qui pensent que leur bébé est précieux et qu'elles ne veulent pas le perdre. Elles insistent pour faire la césarienne et je pense qu'on est un peu complaisant avec les femmes surtout en privé que dans l'hôpital.

Une césarienne doit-elle obligatoirement succéder à une autre ?
Si la césarienne a été indiquée pour une cause permanente (comme un bassin trop étroit), alors une nouvelle césarienne sera nécessaire pour un prochain accouchement.

Quels sont les risques de la césarienne pour la mère et le bébé ?
Le risque zéro n'existe pas. La césarienne est une intervention chirurgicale. Il n' y a pas de grands risques aussi bien pour la mère que pour l'enfant.

Comment se passe l'après césarienne ?
Elle se passe bien sauf s'il y a des complications. Des risques de phlébite, d'embolie pulmonaire et d'hémorragies tardives bien qu'exceptionnelles peuvent apparaître. Le taux de mortalité des femmes pendant l'accouchement avec césarienne est très faible voire nul. 95% de césariennes se passent dans de très bonnes conditions

La césarienne est-ce une opération coûteuse ?
Non, les prix n'ont pas augmenté. Ils oscillent entre 1300 et 1500 dinars dans les cliniques. C'est une intervention remboursée par la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM)


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