* Règlement de compte mortel La cour d'appel de Tunis a eu à juger dernièrement une affaire d'abus de confiance dans laquelle était impliqué un ressortissant italien, gérant d'une usine de chaussures et associé à un homme d'affaires tunisien. Les faits ont éclaté suite à une plainte déposée par l'associé tunisien qui a déclaré aux agents, qu'il avait découvert plusieurs dépassements commis par l'accusé lesquels ont causé la faillite de l'entreprise. Une enquête a été ouverte et les agents de la brigade économique ont révélé que l'accusé a, depuis l'an 2001, encaissé les frais de transport de la marchandise produite par l'usine et destinée vers le marché européen. Outre que l'accusé prélevait également des sommes d'argent en provenance des clients de l'usine. Au total, le préjudice porte sur quatre-vingt mille dinars. Arrêté et déféré devant le tribunal de première instance de Tunis, il a été condamné à trois ans de prison, interjetant appel, il a comparu de nouveau devant la chambre criminelle et, à l'aide d'un interprète, il réitéra ses aveux. Son avocat a présenté à la cour une pièce écrite signifiant qu'il s'est arrangé avec son associé et l'avait payé. Ce document devrait être examiné par la cour ultérieurement. Raison pour laquelle la cour a reporté l'affaire pour prononcer son verdict ultérieurement.
Règlement de compte mortel Les faits de cette affaire remontent à l'année dernière. Ce jour-là, la victime, accompagnée de deux de ses amis, était sur le chemin du retour lorsque l'accusé lui a barré la route. Sans crier gare, il lui porta un coup de poing tout en l'insultant. En essayant de lui faire face, la victime a reçu plusieurs coups de couteau au niveau de l'abdomen et du genou lui causant une hémorragie. L'agresseur a quitté les lieux laissant la victime baignant dans une mare de sang. Transportée aux urgences dans un hôpital de la région, elle a rendu l'âme et ce, malgré les efforts fournis par l'équipe médicale. L'enquête menée par les agents de la garde nationale a abouti à l'arrestation du tueur qui affirma qu'il n'avait pas l'intention de tuer sa victime, mais seulement de la corriger pour venger son père. Inculpé pour coups et blessures ayant entraîné la mort, l'accusé a été traduit devant le tribunal de première instance de Tunis qui l'a condamné à 8 ans de prison ferme. Interjetant appel, il a comparu de nouveau devant la chambre criminelle de la cour où il demanda pardon en affirmant qu'il n'avait pas l'intention de tuer. Mais cela n'a pas empêché le tribunal de confirmer le verdict prononcé en première instance