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Evaluation de la menace terroriste en Tunisie
Enquête - Al-Qaïda au Maghreb
Publié dans Le Temps le 19 - 04 - 2007

Alors que les attentats terroristes se multiplient en Algérie et au Maroc, une question s'impose : la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est-elle aussi importante dans notre pays que chez nos voisins de l'Ouest ?
Réponse, sous forme de boutade, d'un ami américain en poste à Tunis:«Je me sens plus en sécurité ici qu'à Washington»... Il faisait allusion au carnage sur le campus de Virginia Tech, mardi dernier.
Annoncée officiellement, le 11 septembre dernier, par Ayman Al-Zawahiri, le nº 2 d'Al-Qaïda, dans une vidéo enregistrée à l'occasion du 5e anniversaire des attentats du 11-Septembre, l'alliance entre le Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien (GSPC) et l'organisation d'Oussama Ben Laden a donné naissance à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui réunit sous une même bannière les divers groupes terroristes de la région.
Aussitôt créée, la nouvelle organisation n'a pas tardé à mettre ses menaces à exécution, multipliant les attentats sanglants, surtout en Algérie et au Maroc. Et comme pour souligner sa métamorphose, elle a modifié sa stratégie en délaissant le maquis pour des attentats spectaculaires en milieu urbain. Elle a aussi adopté des méthodes et techniques expérimentées sur d'autres fronts du djihad, notamment le recours aux bombes humaines et aux voitures piégées et le choix de cibles civiles mais à forte symbolique politique, comme les employés expatriés des entreprises étrangères en Algérie (américaines et russes), le Palais du gouvernement à Alger, les bâtiments diplomatiques américains à Casablanca... Elle a également adopté les mêmes modes d'emploi pour fabriquer des bombes disponibles sur Internet et les mêmes DVD et CD contenant des sermons et vantant le martyre...
Une autre évolution mérite d'être notée: notre pays, qui a longtemps été épargné par le terrorisme - l'attentat kamikaze contre la synagogue de Djerba remonte au 11 mars 2002 et il a été commis par un citoyen tunisien résidant en France -, a été, de nouveau, le théâtre d'une série de fusillades, du 23 décembre au 3 janvier, au sud de la capitale, qui se sont soldés par la mort de 12 activistes armés, pour la plupart infiltrés d'Algérie, et l'arrestation de 15 autres, qui ont été déférés devant la justice.
Intervenus après une accalmie de près de cinq ans, ces événements ont suscité une vive émotion parmi les Tunisiens et les Tunisiennes, qui se sont crus, jusque là, à l'abri du terrorisme islamiste, un phénomène dont la portée mondiale n'est pourtant plus à démontrer.
Depuis le début de l'année, des centaines d'islamistes radicaux - les autorités n'ont pas encore publié de chiffres précis - ont ainsi été arrêtés aux quatre coins du pays. Beaucoup d'entre eux ont été déférés devant les tribunaux, accusés dans le cadre de la nouvelle loi antiterroriste et condamnés à de lourdes peines, allant jusqu'à 27 ans de prison ferme.

La relative efficacité des services tunisiens
En revanche, et contrairement au Maroc et à l'Algérie, notre pays n'a pas connu d'attaques terroristes au cours des quatorze dernières semaines. Ceci explique-t-il cela ?
Peut-on sérieusement affirmer que le danger terroriste est écarté et que les éléments djihadistes ont tous été mis hors d'état de nuire ? Ou bien le calme régnant actuellement dans nos villes et villages est-il du genre qui précède la tempête, comme le prétendent certains oiseaux de mauvais augure, qui aimeraient tant que «ça pète partout», ne fut-ce que pour donner raison à leurs sombres prédictions ?
Ce calme, que d'aucuns trouvent aussi improbable qu'inespéré, n'est-il pas, plutôt, le reflet d'une situation objective, caractérisée par la faible implantation des réseaux djihadistes dans notre pays et par le puissant engagement de nos services de sécurité dans le démantèlement de ces réseaux avant qu'ils ne passent à l'acte ?
Si tel était le cas, comment expliquer cette relative efficacité des services tunisiens, en comparaison avec leurs homologues maghrébins, qui multiplient les coups de filets contre ces mêmes réseaux, mais sans parvenir à les mettre hors d'état de nuire ?
Parler d'«efficacité», à propos d'un phénomène aussi mystérieux et complexe que la lutte antiterrorisme, n'est peut-être pas approprié, car la comparaison entre la Tunisie et ses voisins, si tant est qu'elle puisse être parlante, doit prendre en considération l'ampleur - et l'antériorité - de l'implantation des réseaux djihadistes dans les pays du Maghreb, ainsi que les retards enregistrés par chacun de ces pays en matière de développement économique et social, sachant que la pauvreté et la précarité sont un terreau propice à l'embrigadement des jeunes et à leur recrutement pour le djihad.
De ce point de vue, la Tunisie semble être mieux lotie que ses deux voisins de l'Ouest, puisque la pauvreté et les inégalités y sont relativement moins criardes. Même si des poches de pauvreté persistent, qui requièrent des traitements urgents, alors que le chômage des jeunes diplômés constitue, autant qu'en Algérie et au Maroc, un grave problème dont les solutions se font attendre.
On sait, par ailleurs, que l'embrigadement djihadiste suit différentes voies, recourt à d'autres arguments et fait feu de tout bois. Ainsi, par exemple, la plupart de nos jeunes se sentent fortement concernés par le sort réservé aux Arabes et aux Musulmans dans les autres régions du monde. Certains d'entre eux se disent prêts, sous certaines conditions et si les circonstances s'y prêtent, de répondre favorablement aux sirènes de la lutte armée. Beaucoup ont déjà fait le pas. Certains ont été arrêtés ou sont morts, comme ils le souhaitaient, en «martyrs», sur les fronts du djihad mondial, en Bosnie, Afghanistan, Irak et ailleurs (voir encadré).

Menace endogène ou «produit» d'importation ?
Vu sous cet angle, le terrorisme islamiste reste une menace sérieuse en Tunisie. Cette menace est, en tout cas, aussi sérieuse dans notre pays qu'elle l'est dans les autres pays arabes et musulmans où les conditions d'émergence des mouvements radicaux sont loin d'avoir totalement disparu.
Ne minimisons donc pas cette menace, mais ne l'exagérons pas non plus. Car le terrorisme, en Tunisie, demeure un «produit» essentiellement d'importation. Et qui trouve son ressort dans l'actualité internationale. L'occupation américaine de l'Irak, conjuguée à l'injustice infligée au peuple palestinien, ne cesse en effet d'insuffler un nouveau dynamisme au djihad.
Les djihadistes tunisiens se recrutent aussi, en général, à l'étranger, et particulièrement en Europe. L'organisation policière Europol a affirmé, dans son dernier rapport sur le terrorisme en Europe en 2006, que le Vieux Continent reste un lieu privilégié de recrutement, de financement et une cible de choix pour les terroristes islamistes. Elle affirme aussi que la majorité des 257 personnes arrêtées l'année dernière en Europe pour des activités présumées liées au terrorisme islamiste sont originaires du Maghreb (''Le Figaro, 12 avril 2007).
C'est aussi à l'étranger, notamment dans l'Algérie voisine, où se trouve le noyau dur de l'AQMI, que les djihadistes tunisiens s'entraînent au maniement des armes et des explosifs. Le territoire de notre pays étant relativement étroit et sans relief, aucun groupe n'a pu, à ce jour, y installer un camp d'entraînement ou une base pour lancer des attaques. Pas même le groupe de Soliman, qui a été démantelé quelques semaines après son établissement dans les zones boisées au sud de la capitale.
Si l'on ne peut sérieusement écarter la possibilité que des djihadistes tunisiens puissent projeter des attentats dans leur pays - les combattants qui reviennent d'Irak, un camp d'entraînement à ciel ouvert, constituent toujours un danger maximal pour leur pays d'origine -, nous devrions aussi admettre que le champ de manœuvre de ces derniers reste assez limité, le quadrillage sécuritaire étant relativement hermétique, surtout à l'approche des zones urbaines.
De ce point de vue, les événements de Soliman ont été, si l'on peut dire, «très bénéfiques», en ce sens qu'ils ont permis aux autorités de prendre conscience de la vulnérabilité du pays, de maintenir l'état d'alerte à son niveau le plus élevé et de resserrer l'étau autour des éléments salafistes, de manière à prévenir leur éventuelle regroupement au sein de cellules djihadistes.
En conclusion, nous pouvons dire que le terrorisme islamiste constitue une menace sérieuse pour la Tunisie. Cette menace perdurera tant que les conditions - intérieures et extérieures - d'émergence des groupes terroristes n'auront pas disparu. On doit donc apprendre à vivre avec. Rester vigilant, mais sans céder à l'alarmisme. Vaquer à ses affaires, mais sans baisser la garde.

De la Bosnie à l'Irak en passant par l'Afghanistan:
Sur les traces des djihadistes tunisiens
Des djihadistes tunisiens ont été très actifs au sein du réseau Al-Qaïda en Afghanistan. Ils étaient déployés dans ce pays bien avant son invasion par les troupes états-uniennes. L'US Army a d'ailleurs arrêté une douzaine de Tunisiens, qui sont détenus, depuis plus de cinq ans, dans le camp de Guantanamo, dans l'attente d'un hypothétique procès. Voici, par ailleurs, leurs noms: Lotfi Lagha, Riyadh Ben Mohamed Taher Nasri, Abdallah Ben Mohamed Ouerghi, Adel Ben Hamida, Saïf Ben Abdallah, Ridha Ben Salah Yazidi, Hichem Ben Ali Sliti, Adel Ben Ahmed Hakimi, Amor Ben Abdallah, Hédi Ben Hédhili Hammami, Mohamed Abderrahmane, Rafik Ben Béchir El-Hammi.
Les deux kamikazes ayant assassiné le Commandant Ahmed Chah Massoud, le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats du 11-Septembre, étaient, eux aussi Tunisiens. Abdessatar Dahmane et Bouari El-Ouaer s'étaient déguisés en journalistes arabes venus interviewer l'ex-chef de l'Alliance du Nord.
En 2002, quatre Tunisiens (Abdaoui Youssef, Habib Ben Hamed Loubiri, Kamel Darraji et Mohamed Ben Abdelhedi) ont été arrêtés, près de Milan, et condamnés à des peines de prison pour avoir créé une cellule de soutien au GSPC dans la péninsule italienne.
En 2003, un autre Tunisien, Ihsan Garnaoui, a été arrêté en Allemagne où il était arrivé quelques semaines auparavant avec pour objectif de mettre sur pied une cellule clandestine chargée d'organiser un attentat à Berlin.
Le cerveau présumé des attentats de Madrid, le 11 mars 2004, Serhane Ben Abdelmajid Fakhet, était également de nationalité tunisienne. Il s'était immolé à l'explosif, le 8 avril de la même année, dans l'appartement où il s'était réfugié avec quelques autres complices, dans la banlieue de Madrid. Ce jeune homme originaire de Gafsa avait pourtant bénéficié d'une formation universitaire et obtenu une bourse du gouvernement espagnol pour poursuivre un doctorat en économie dans une des meilleures universités du pays. Il avait aussi trouvé du travail dans l'immobilier, et, selon son ancien patron, il était l'un des meilleurs vendeurs de l'entreprise (''El Mundo'', 8 avril 2004).
La nébuleuse européenne d'Al-Qaïda a compté d'autres activistes tunisiens. On pourrait en citer:
- Nizar Naouar, le kamikaze décédé dans l'attentat de Djerba, le 11 avril 2002 ;
- Nizar Trabelsi, l'ancien joueur du Club sportif sfaxien (CSS) condamné le 30 septembre 2003 à dix ans de prison par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir projeté, pour le compte d'Al-Qaïda, un attentat à l'explosif contre la base militaire belge de Kleine Brogel (Nord-est de la Belgique) ;
- Adel Tébourski, arrêté en 2001 en France et condamné, le 17 mai 2005, par le tribunal correctionnel de Paris, à six ans d'emprisonnement, pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Selon ''Le Monde'' du 19 avril 2005, ce dernier aurait été l'un des inspirateurs des assassins du commandant Massoud ;
- Tarek Maaroufi, co-fondateur de la Jama'a Attounissiya Al-Mouqawama (Groupe tunisien combattant-GTC), et Amor Sliti, tous deux inculpés dans le cadre d'une filière de faux documents destinée à recruter des candidats pour les camps de formation paramilitaire d'Al-Qaïda en Afghanistan, et condamnés par la Cour d'appel de Bruxelles, le 9 juin 2004, respectivement, à cinq et sept ans de prison,
- Lassaad Sassi, ancien garde national converti au trafic de drogue en Italie, puis au djihad en Algérie, avant de constituer le réseau terroriste démantelé, en janvier dernier, près de Soliman, et de décéder des suites de ses blessures dans un hôpital de la capitale...
Beaucoup de nos compatriotes ont rejoint égalent la résistance armée en Irak après l'occupation de ce pays par les troupes de la Coalition. Selon des services occidentaux, des Tunisiens ont pris part à l'attentat à la voiture piégée contre les locaux de l'ONU à Bagdad où l'ex-secrétaire général adjoint, Viera di Melo, a trouvé la mort le 29 août 2003.
Le 4 juillet 2005, les autorités irakiennes ont appréhendé le Tunisien Imad Nassar Ahmed Amarah (transcription orientale), qui était chargé de la logistique de kamikazes dans la région de Mossoul.
Des Tunisiens ont également participé à l'organisation de l'attentat à la bombe contre la grande mosquée chiite de Samarra, le 22 février 2006. A la mi-juin de la même année, l'un d'eux, Yousri Fakher Mohamed Ali, alias Abou Qoudama, a été arrêté au nord de Bagdad.
Un mois auparavant, un autre Tunisien du nom d'Abdel-Rahman Saifuddin (transcription orientale) a été appréhendé au Waziristan, à la frontière afghane, suspecté appartenir à Al-Qaïda et d'avoir voulu pénétrer en Afghanistan pour rejoindre les Taliban.
On pourrait aussi évoquer le cas d'autres Tunisiens qui ont loué leurs services au djihad en Bosnie, et dont certains, après avoir échappé aux massacres perpétrés contre les musulmans dans ce pays, sont actuellement sous le coup d'une reconduite à la frontière décidée par l'actuelle gouvernement bosniaque. Ou encore ces Tunisiens, candidats au djihad, qui ont été arrêtés sur le chemin du djihad irakien, en Italie, Algérie, Syrie... et livrés aux autorités tunisiennes. La plupart croupissent aujourd'hui dans des prisons tunisiennes.


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