Quand un jour du mois de mai de 2004, à l'issue d'un congrès, la FIFA, avait décidé d'attribuer l'organisation de la plus grande joute de football, la Coupe du Monde 2010, à l'Afrique du sud, c'est tout un continent qui avait hurlé à pleins poumons… de joie. Six ans après, tout a été mis en place, pour que le pays organisateur, et derrière lui, toute l'Afrique, en fassent un évènement que les mémoires sportives n'effacent jamais. Depuis Août 2007, et, jusqu'à Novembre 2009, pendant presque deux ans et demi, 203 états ont pris part à une phase de qualification et seules 31 nations ont réussi à composter leurs tickets, pour rejoindre, au tournoi final, l'Afrique du Sud, qualifiée d'office puisque pays organisateur. Dans quelques heures, les trois coups de la plus prestigieuse des réunions sportives (avec les JO), la 19ème édition de la Coupe du Monde, seront donnés en présence d'un très vaste parterre, de tous les domaines, de tous pays, (hommes d'états, sportifs illustres, business men, multinationales de sponsorat…), mais, la cérémonie d'ouverture n'aura aucun charme si le père de cette nation et premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, à qui tout le monde souhaite un prompt rétablissement, n'y assiste pas, ne serait-ce que par une bonne petite quinzaine de minutes, promises par son petit fils. A partir donc de ce jour, vendredi 11 juillet, et jusqu'au 11 juillet prochain, l'Italie, pays détenteur du remarquable sacre, mettra son titre en jeu. Trente deux nations vont se disputer sa succession. Trois favoris logiques : Brésil, Espagne, et Argentine Deux outsiders sérieux : Angleterre, Hollande Tous ceux qui jettent un coup d'œil sur les résultats des tours de qualification, et, sur les matches amicaux disputés récemment, s'accordent à dire, qu'il y a avant tout, trois favoris logiques, qui sont d'ailleurs les meilleures nations du football mondial, actuellement en circulation. On dégage d'abord le Brésil de Kaka, quintuple champion du monde. L'équipe de Dunga, dispose de tout pour réussir un autre grand coup d'éclat. A son niveau on peut hisser, l'Espagne de Fernando Torres, dont le football est, à l'heure actuelle, le plus complet, et, le plus chatoyant, et très légèrement décrochée, on peut placer l'Argentine, qui peut compter sur une génération de joueurs exceptionnels, emmenés par les deux joueurs qui ont marqué le plus cette saison de football, à savoir, Messi et Milito. Il est aventureux et même effronté de ne pas insérer derrière ce trio magique, de ne pas accorder une chance, à la nation qui a vu la naissance du sport roi, l'Angleterre. Depuis que la ‘Rose' a été confiée à cet orfèvre en la matière, qu'est Fabio Capello, ses résultats sont des plus impressionnants. Il n'est pas étonnant qu'elle aille loin, très loin, dans cette joute. Il est, enfin, injuste, et, inconséquent, de ne pas coller à ce peloton, un pays comme la Hollande, de la paire Sneijder-Robben, dont le périple a été sublime. Sauront-ils faire oublier aux bataves la génération des Cruyff, ou celle qui l'a suivie, conduite par les Van Basten, Gullit et Rijkaard? On serait curieux de voir les sorties des nations qui nous ont habituées à mieux, mais qui sont un peu à la traine ces derniers temps. Est-ce que les tricolores pourront se remettre en scelle? Sauront-ils, entre eux, enterrer la hache de guerre? Quel visage aura l'Allemagne sans certains de ses cadors, tel que Michael Ballack, obligé de suivre les siens sur le tube cathodique? Est-ce que la Squadra Azzurra, qui a quatre ans de plus dans les jambes est capable de rééditer son exploit de 2006 ? Est-ce que le Portugal de ce génie qu'est Cristiano Ronaldo, saura se dépasser ? Comment se comporteront nos Africains? On doute fort de leur capacité à pouvoir s'élever à la hauteur de l'évènement, non pas parce qu'ils manquent d'arguments, mais tous simplement, parce que la gestion de leurs affaires a été inadaptée. Le rêve est toujours permis ! Tous nos vœux de réussite accompagnent le pays organisateur, pour que tout se déroule, sans la moindre anicroche et que le meilleur gagne.