Samuel Eto'o, Didier Drogba, Steven Pienaar le Sud- Africain seront dans leur jardin. Sauront-ils bousculer la hiérarchie? Aujourd'hui, les trois coups. Dans quelques heures sera donné à Johannesbourg le coup d'envoi de la première Coupe du monde en Afrique qui sera suivi du match d'ouverture entre le pays organisateur et le Mexique. Il y a quelques années, personne n'aurait parié sur la tenue d'un tel événement sur le continent africain. Aujourd'hui, c'est chose faite. Si l'Afrique du Sud aura l'honneur d'organiser sa Coupe du monde, le second événement sportif mondial après les Jeux olympiques, c'est grâce principalement au grand Nelson Mandela qui sera au rendez-vous tout à l'heure au stade durant une quinzaine de minutes pour assister à la cérémonie d'ouverture. La chance aux Africains La Coupe du monde a toujours eu ses favoris partagés entre l'Amérique du Sud (Brésil et Argentine) et le Vieux continent, avec en tête l'Italie, la nation détentrice du trophée, l'Angleterre de Fabio Capello dont on annonce le grand retour sur la scène internationale, l'Allemagne du grand absent Ballack, et l'Espagne, le champion d'Europe en titre, sans oublier la France évidemment la finaliste de l'édition 2006. A toutes ces nations, il faudrait ajouter les pays africains en lice et parmi eux principalement la Côte d'Ivoire de Didier Drogba, rétabli à temps et qu'on annonce prêt à tenir sa place après une opération chirurgicale au bras, et le Cameroun de Samuel Eto'o et d'Alexandre Song. On parle moins du Ghana à qui manquera beaucoup Essien, mais sait-on jamais. On a peu parlé du Nigeria, une équipe vieillissante où évolue encore Kanu et qui ne devrait être présente à ce Mondial que pour marquer le coup, et de l'Algérie qui revient sur la scène mondiale après une absence de 24 ans. Les pronostiqueurs n'ont pipé mot sur l'Afrique du Sud, l'organisateur de la joute. L'équipe de Carlos Alberto Parreira cherchera à aller au bout du rêve pour jouer les trouble-fêtes, elle qui sera supportée par des milliers de fans. Mais les nations d'Afrique ne seront pas dépaysées. Elles pourraient gagner la sympathie des Sud-Africains, solidarité oblige. Si l'on excepte quelques nations rompues à la Coupe du monde, il n'y a plus d'ordre mondial,aujourd'hui. Nous sommes bien loin du temps où telle ou telle nation imposait sa loi. La concurrence est de mise, tout comme le spectacle que seuls les Africains savent offrir aux férus du football. Sur ce plan, il est fort possible que nous nous régalerions sur le terrain et sur les gradins. Une Coupe du monde en Afrique est un événement exceptionnel que le Continent Noir ne doit pas rater. Mama Africa, nous voilà!