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Vers l'élaboration d'un nouveau statut et d'un code d'éthique pour la profession
Tourisme - Les préoccupations des guides touristiques

Passionnés de découvertes et de voyages, beaucoup de jeunes souhaitent devenir guide touristique. Que serait une excursion ou un circuit sans guide touristique ? Toutefois ce métier est de nos jours un peu marginalisé et peu structuré comme nous le signalent certains guides et professionnels du tourisme.
Un guide est le miroir à travers lequel les visiteurs voient le pays et représente dans leur esprit le Tunisien en général. « Il doit avoir un excellent niveau de culture générale, de remarquables qualités relationnelles, de la présence et de la disponibilité, l'art de démêler toutes les situations, la psychologie et le sens de la gestion de groupe, un sens aigu de l'adaptation, une résistance nerveuse et morale exceptionnelle et de l'humour, encore de l'humour et toujours de l'humour », nous dit Moez Sghaier guide professionnel...qui ajoute « Il doit être apte à répondre à toute question que lui pose le visiteur et doit connaître tous les sites et coins du pays. Par ailleurs, il doit être capable d'offrir des informations spécifiques, complémentaires à celles que le client a recueillies dans différentes sources dont les livres, et établir des relations et des interprétations visuelles sur les sujets et objets des sites visités»
Ali Chortani, président du syndicat de base du guide de tourisme du Cap Bon ajoute : « Le guide, c'est un métier, un savoir faire et un savoir vivre. C'est un ambassadeur, un messager. De par son contact direct, permanent et inconditionnel avec le touriste, il joue un rôle essentiel dans l'image de marque du tourisme, d'un pays et dans son développement. C'est lui qui fera revenir un touriste ou l'en dissuadera. Bien plus qu'un travail, être guide est un don et une vocation. Le guide doit être créatif, avoir de l'initiative, ingénieux, interprétatif et communicatif. Le guide peut être à la fois encadreur, facilitateur et animateur »
Les préoccupations du métier
Les guides tunisiens du tourisme sont catégoriques : leur secteur est en proie à un inquiétant malaise. Plusieurs voix se sont élevées pour le changement « Nous devrons prendre position et faire entendre notre voix. Notre intérêt est d'être solidaire et avoir la même démarche et les mêmes objectifs » nous affirme M.Chortani, qui ajoute : « notre profession souffre de la saisonnalité de son activité et d'une couverture sociale et de garanties professionnelles. La baisse actuelle des flux touristiques a fragilisé notre métier. Les agences de voyages sont aussi responsables de cette situation précaire. Le guide se trouvant ainsi dans une position de faiblesse sans un poids réel de négociation face à ses interlocuteurs. Le nombre des guides en exercice atteint actuellement les 900. Toutefois, il y a beaucoup d'intrus qui faussent la vraie image du guide et là nous demandons d'appliquer la loi en vigueur concernant les salariés de la fonction publique à savoir leur interdire purement et simplement l'exercice de la profession. Certaines agences de voyagent bradent les honoraires en faisant souvent à des enseignants moyennant des tarifs avoisinant les 20 dinars par journée alors que l'honoraire du guide varie entre 40 et 50 dinars la journée. Le guide est aussi lésé. C'est un diplômé de l'université qui continue à percevoir un salaire qui n'est pas proportionnel à son niveau scientifique. Avec l'inflation et la cherté de vie, il ne peut pas subvenir aisément à ses besoins. Le guide extra n'a pas par exemple le doit de s'affilier à la CNSS ni de bénéficier de la couverture sociale et du CNAM! La révision du statut du guide qui datait depuis 1973 s'impose de nos jours. La loi sur les primes et les heures supplémentaires n'est pas appliquée surtout que le guide travaille en moyenne plus que 10 heures par jour.
Pour une nouvelle réglementation de la profession
Le métier des guides de tourisme nécessite donc une meilleure structuration de l'offre et des acteurs, avec une dimension importante à accorder à la représentativité. Le guide doit être considéré un maillon à part entière du secteur touristique nous dit le secrétaire du syndicat régional des guides de tourisme du Cap Bon qui reconnaît certains problèmes qui entravent la profession « Il est temps dit-il que de prendre notre destin en main, de défendre notre métier et de redorer le blason de notre corporation. Nous demandons une vraie restructuration de notre métier. Cela passe par une révision du système de la formation des guides. La connaissance des langues est également primordiale. Au niveau de la compétence linguistique, qui est une composante déterminante de la profession de guide, on note un manque au niveau de certaines langues qui sont de plus en plus demandées, surtout avec l'émergence de nouveaux marchés tels que la Russie et la Chine dans certaines destinations touristiques et là le recyclage s'avère indispensable. » Moez Sghaier appelle à l'élaboration d'un nouveau statut pour les guides, l'élaboration d'un code d'éthique pour la profession et une meilleure représentativité des guides de tourisme via un syndicat national de guides. Nous devons aussi bénéficier en tant qu'employé de la couverture sociale. Ceci sans oublier l'établissement d'un bon partenariat agent de voyage-guide qui doit être basé sur la confiance » Bref, nous devons suivre le guide car il joue un rôle essentiel dans l'image de marque du tourisme tunisien
Kamel BOUAOUINA

Le métier de guide touristique vu par Wahid Ibrahim, ex-cadre de l'ONTT
« Un bon guide, il faut le suivre. Un mauvais guide, il faut le poursuivre »
Pour l'avoir un peu pratiqué lors de mes années d'étudiant privé de bourse d'études, je voue un respect sans bornes au métier de guide touristique. Non seulement, j'éprouve une certaine fierté d'avoir appartenu à ce noble corps mais j'estime aussi qu'il mérite que les autorités ainsi que les professionnels touristiques devraient cesser de marginaliser ces intermittents du travail au point de les accabler de tous les maux et de tous les excès. Le guide c'est l'homme clé de toute découverte touristique. Bien inspiré, il est capable de transformer un gourbi rural en un monument de l'architecture populaire tunisienne. En mal d'inspiration, il fera du Colisée d'El Djem un vulgaire stade de banlieue. Le guide reste en quelque sorte l'interprète incontournable entre le pays et ses visiteurs. Et à ce titre, il ne doit se déconnecter ni de la réalité du pays, ni des attentes de ses visiteurs. Combien de situations conflictuelles et de réclamations entre un client insatisfait et son hôtelier ou son agent de voyages ont été neutralisées par la simple intervention ou l'arbitrage d'un guide ? Combien de pannes mécaniques, de délogements ou de non respect de clauses de prestations ont été transformés, grâce à la magie d'une boutade ou d'un trait d'esprit d'un guide en un grand moment d'animation ? On prétend que pour certains guides, et pas nécessairement les plus mauvais, les touristes ne sont que des moutons de Panurge tout juste bons à diriger vers les bergeries des marchands de tapis. A vrai dire, il y a très longtemps que les agences de voyages et les représentants de Tour Operators, flairant le « magot » des commissions sur les ventes artisanales ont privé les guides de cet apport vital pour un métier aussi saisonnier que précaire. Ce comportement intrusif des patrons d'agences de voyages a fait que les magasins d'artisanat ont été découpés en autant de concessions exclusives que le guide est tenu de respecter, sous peine de perdre son gagne pain. Au moment où on parle de restructurer le secteur touristique en exploitant les ressources naturelles et culturelles du pays pour en enrichir et diversifier l'offre, il est impératif de se convaincre que cet objectif ne peut être atteint que si on valorise le métier de guide, maillon essentiel de toute dynamique touristique viable. Les guides aussi, pour leur part, doivent savoir mettre leurs connaissances et leurs techniques constamment à jour pour s'adapter aux attentes d'une clientèle de plus en plus exigeante. Ils doivent s'orienter également vers des formes de spécialisation dans les nouvelles thématiques touristiques qu'elles soient naturelles, écologiques ou culturelles. Les guides doivent s'unir et se structurer pour faire entendre leur voix, peser suffisamment dans la chaîne de production touristique tunisienne et éliminer les ‘'parasites ‘' qui nuisent à l'image de leur profession.
Le métier de guide mène à tout, à condition de savoir le quitter à temps.
Un bon guide, il faut le suivre.
Un mauvais guide, il faut le poursuivre.
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