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Au nom de quelle «loi» ?
Chronique juridique : La manifestation du 9 avril 2012 réprimée à coups de matraques…..
Publié dans Le Temps le 11 - 04 - 2012

Les martyrs qui ont payé de leur vie pour la libération ont dû se retourner dans leur tombe en cette journée du 9 avril 2012, où des Tunisiens, toutes tendances confondues sont sortis pour honorer leur mémoire. Hélas celle-ci a été bien souillée, à la suite d' une répression à outrance qui a été menée par la police.
Cela a commencé vers 10 heures du matin, avec une marche pacifique à l'avenue Habib Bourguiba, que les manifestants ont choisie pour scander « Namoutou » et déployer le drapeau national. Or les agents de l'ordre qui étaient vraisemblablement à l'affût, sont directement intervenus pour les contenir dans le but de les empêcher de poursuivre la manifestation en mémoire des martyrs du 9 avril 1938 et du 14 janvier 2011, sur l'avenue Bourguiba.
Des bombes lacrymogènes ont surpris les manifestants, dans le but de les disperser et les empêcher de continuer leur chemin. Mais cela ne les a pas fait renoncer, ce qui a incité les forces de l'ordre à passer à la vitesse supérieure pour
convaincre les manifestants, par les moyens de choc, c'est-à-dire à coups de matraques. Ils ont même été poursuivis à l'avenue Mohamed V et dans les rues attenantes à l'avenue Bourguiba, pour les tabasser sans hésitation et sans pitié.
Les agressions qu'il y a eu ultérieurement en cette journée qui devait être réservée aux martyrs, a suscité diverses réactions de part et d'autre.
En effet, les manifestants et tous ceux qui les ont soutenus parmi les composantes de la société, ont fait part de leur indignation, face à cette répression rappelant celle pratiquée par l'ancien régime. Ce qui ne convainc en aucun cas les forces de l'ordre, appuyées d'ailleurs par leurs supérieurs hiérarchiques. Ils estiment que leur intervention est légitime, ayant agi conformément à l'arrêté par lequel le ministre de l'Intérieur a interdit les manifestations, toutes pacifiques qu'elles pourraient être, à l'avenue Habib Bourguiba.
Un acte plus répressif que réglementaire
Interdire de manifester à l'avenue Habib Bourguiba c'est priver le peuple de s'exprimer dans cet endroit devenu le symbole de la Révolution. C'est ce qu'on affirmé plusieurs représentants de partis politiques, estimant que cette avenue appartient au peuple. Imaginez qu'on interdise un jour en Grande Bretagne de s'exprimer à Hyde park au « Speakers Corner » (coin de l'orateur) ? L'avenue Habib Bourguiba est devenue en effet un symbole à plus d'un titre. Elle porte le nom du libérateur de la Tunisie du joug du colonisateur.
Elle est surtout devenue depuis le 14 Janvier 2011, le symbole de la Révolution, entamée à Sidi Bouzid le 27 Décembre 2010, par Bouazizi suivi de tous les autres martyrs.
Un arrêté qui n'a pas force de loi
Les agents de l'ordre étaient déterminés à empêcher les manifestants à mener leur action à l'avenue Habib Bourguiba, par tous les moyens, dont notamment l'usage de la violence, car ils étaient convaincus qu'ils avaient obéi aux ordres émanant surtout du ministre de l'Intérieur. Ce dernier justifie sa position qu'il estime légitime, par le fait qu'il n'a fait que veiller à la stricte application de l'arrêté interdisant à quiconque de manifester à l'avenue Bourguiba.
Les victimes de violences qui ont subi différents dommages, sont convaincues pour leur part que l'arrêté en question est contraire au principe intangible de la liberté d'expression. Le fait par les forces de l'ordre de s'être acharnés contre les manifestants, confirme plutôt cette détermination par le ministre de l'Intérieur à réprimer une manifestation pour la commémoration des martyrs.
Par ailleurs cet arrêté n'a pas force de loi, celle-ci devant être soumise au vote des membres de la Constituante.
En outre, tout arrêté peut faire l'objet d'une procédure d'annulation devant le tribunal administratif. Il suffit d'invoquer le fait qu'il est contraire à la liberté d'expression.
En attendant, tous ceux qui ont subi des dommages, au cours de cette manifestation sont décidés à porter plainte.
Une cellule de crise a été créée à cet effet par la Ligue Internationale des droits de l'Homme.


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