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Abdelhamid Jarraya, secrétaire général du Syndicat national des forces de Sûreté intérieure agressé par un haut cadre et conduit à l'hôpital
Crise dans les hautes sphères du ministère de l'Intérieur :
Publié dans Le Temps le 20 - 07 - 2012

• «Les syndicalistes subissent des agressions de la part des mêmes cadres de l'ancien régime !»

Ce n'est plus un secret pour personne, une crise envenime les relations entre les cadres du ministère de l'Intérieur et leurs collègues syndicalistes.
Le pire c'est que le malaise a franchi le seuil des bureaux fermés et des communications téléphoniques pour se projeter dans les couloirs et la salle de réception du ministère où a été gravement agressé avant-hier, Abdelhamid Jarraya, secrétaire général du syndicat national des forces de sûreté intérieures ce qui a nécessité son transfert à l'hôpital de la Marsa. Détails.

Flash Back : Une dizaine de syndicalistes se sont réunis, avant –hier à la salle de réception du ministère de l'Intérieur pour demander des justifications concernant l'arrestation de leur confrère Issam Dardouri secrétaire général du syndicat des agents des forces de sûreté de l'aéroport international Tunis-Carthage, conduit , le jour même, par la Brigade criminelle au Poste d'El Gorjani. « Nous étions dix personnes à nous trouver à la salle de réception. Nous étions très polis et très sérieux en demandant de rencontrer un responsable pour nous enquérir sur l'arrestation de notre collègue. Malheureusement et sans aucun préavis nous avons été agressés verbalement par des cadres qui venaient nous ordonner de partir illico-presto. En refusant de partir et en demandant d'être traité dans les règles de l'art et en tant qu'agent de l'ordre faisant partie du ministère, j'étais grièvement agressé par un haut cadre qui n'a pas hésité à m'insulter et à m'ordonner de quitter les lieux. Je fus emmené par la suite à l'hôpital de la Marsa où j'ai été pris en charge par les médecins qui m'ont conseillé de ne pas partir avant trois jours mais j'ai préféré me reposer chez moi », explique Abdelhamid Jarraya.

« Les mêmes têtes et les mêmes attitudes »

Ce n'est pas fini, le même scénario s'est reproduit hier où ont été « agressés et humiliés » des dizaines de syndicalistes ayant observé un sit-in devant le siège du ministère de l'Intérieur. « Nous avons programmé ce sit-in il y a plus d'une semaine. Nous avons préparé une pétition dans laquelle nous avons cité nos demandes qui concernent des collègues ayant été victimes de dépassements à l'époque de l'ancien régime. Quelques minutes après notre rassemblement, nous avons été chassés par force sans droit à aucune négociation. Ce n'est pas tout : nous avons été également insultés et agressés dans notre bureau du syndicat », précise Abdelhamid Jarraya en affirmant qu'il s'agit des mêmes têtes et des mêmes attitudes de l'ancien régime. « Les têtes sont les mêmes, l'oppression est plus sérieuse et les conséquences seront sans doute plus graves », note Abdelhamid Jarraya. Et d'ajouter : « Je serai clair et concis : le problème n'est pas nouveau. Les agents de l'ordre ont été privés de dialogue et de droit à l'accès au système syndicalise depuis belle lurette. Cessons de jeter de la poudre aux yeux en parlant de Révolution et de démocratie. Nous avons vécu un changement pas plus. J'en suis conscient et j'assume mes paroles : rien n'a changé au ministère de l'Intérieur. Nous travaillons sous les ordres des mêmes cadres de l'ancien régime. Nous sommes contraints à appliquer des ordres qui n'ont rien à voir avec la démocratie et les droits de l'homme. En deux mots : Rien n'a changé, absolument rien ! » .

Et où est le ministre en tout cela ?

« Evidemment, c'est la question qui se pose après ce scandale ! », répond le secrétaire général du syndicat national des forces de sûreté intérieures. « Nous avons observé le sit-in d'aujourd'hui pour essayer de transmettre un message à notre ministre afin qu'il sache à quel point il a été floué par la bande de cadres qui l'entourent et qui font tout pour le mettre à côté de la plaque afin qu'ils puissent tout gérer à leur guise. Nous sommes convaincus en tant que syndicalistes qu'Ali Laarayedh n'est pour rien dans tout ce qui se trame. Pour cela je tiens à lancer un appel à tous les membres de la société civile afin qu'ils soient conscients de la gravité de la chose et qu'ils fassent partie de cette lutte que nous menons contre toute forme de dictature et d'asservissement».

Samah MEFTAH
Preuve à l'appui

Lors de notre entretien avec Abdelhamid Jarraya, ce dernier a affirmé que les syndicalistes font face à tous les types de répression. Quelques minutes plus tard, il a été contacté par la Garde nationale de la caserne d'El Aouina pour le convoquer pour les besoins d'un interrogatoire sans aucune information supplémentaire...

Les journalistes, aussi, agressés

Apparemment, les syndicalistes n'étaient pas les seuls agressés lors du rassemblement d'hier. Plusieurs journalistes ont affirmé avoir été insultés et agressés physiquement par des agents de l'ordre. Ces derniers ont été catégoriques en ordonnant aux journalistes de partir avant le recours à la violence...
«Ali Laarayedh n'y est pour rien. Il est floué par les cadres de Ben Ali»


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