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Qui veut la peau du Général Rachid Ammar?
Mohamed Abbou appelle au limogeage du chef d'Etat-major interarmes
Publié dans Le Temps le 08 - 06 - 2013

Le leader du «Courant Démocratique», un parti créé par des dissidents du Congrès de la République (CPR), vient de jeter un nouveau pavé dans la mare déjà agitée de la vie politique nationale, en réclamant le limogeage du chef d'état-major interarmes, le général Rachid Ammar. Dans un message posté dans la soirée du jeudi 6 juin, l'ex secrétaire général du CPR qui avait claqué en juillet 2012 la porte du gouvernement tunisien, huit mois après y avoir fait son entrée en tant que ministre de la Réforme administrative a précisé qu'«il faut aujourd'hui effectuer un changement à la tête de l'institution militaire, et nommer un nouveau chef d'Etat major des trois armées».
L'ancien militant des droits de l'homme, emprisonné deux ans sous Ben Ali, a également estimé que le général Ammar a échoué dans sa mission. «Les corps de nos soldats et nos agents de sécurité sont déchiquetés dans les explosions de ces mines au Chaâmbi. Et à chaque fois que nous pensons que l'affaire est close, de nouvelles mines explosent, et s'approchent aujourd'hui des zones habitées (…). Il n'est pas logique qu'un responsable puisse garder son poste alors qu'il a échoué dans sa mission », argumente-t-il. Et d'ajouter : «il y a une règle au sein de l'administration qui stipule que nul n'est irremplaçable. Et l'institution militaire ne déroge pas à cette règle».
Mohamed Abbou note dans cette même optique que «l'institution militaire a besoin de temps en temps de sang neuf», tout en soulignant que « le temps est venu pour que les officiers et les soldats retournent à leur rôle principal, en l'occurrence garder les frontières du pays ».
Le nouveau chef d'état-major interarmées devra, selon lui donner un nouveau souffle à l'institution militaire, et permettra assurément de mettre fin aux assauts des groupes armés à Jebel Chaâmbi».
Membre de l'Assemblée nationale constituante, M. Abbou a, par ailleurs, appelé à demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir pour ne pas avoir su imposer le respect de la loi et à toutes les parties responsables des dysfonctionnements de l'appareil sécuritaire.
Tiraillements politiques ?
Répondant du tac au tac à ce message, Mohsen Marzouk, membre du Bureau exécutif de Nida Tounes (L'Appel de la Tunisie) a laissé entendre que l'appel au limogeage du général Rachid Ammar n'a rien de fortuit. «Il ne faudrait pas que ce qui se passe au Châambi constitue un prétexte pour un changement à la tête de l'armée. Parce que c'est exactement ce que souhaitent ceux qui ont précédemment considéré l'armée comme n'étant pas garantie, et qui voudraient actuellement profiter de l'occasion pour mettre l'armée sous leur coupe. C'est clair» ? , a indiqué Mohsen Marzouk sur sa page Facebook officielle.
En d'autres termes, le dirigeant de Nida Tounes fait allusion à la fameuse vidéo où leader du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi déclarait lors d'une réunion avec des salafistes que «l'armée et la police ne sont pas garanties». Selon Mohsen Marzouk, c'est donc Ennahdha qui chercherait à se débarrasser de Rachid Ammar. Dans les faits, le parti islamiste au pouvoir ne s'est jamais prononcé implicitement ou explicitement en faveur d'un changement à la tête de l'institution militaire.
Il est à noter que le ministère de la Défense avait précisé, en octobre 2012 et en réaction à cette vidéo que «l'institution militaire observe et continuera d'observer une neutralité stricte et se tient à une égale distance entre tous les partis et les composantes de la scène politique du pays, loin des tiraillements politiques».
Le général Rachid Ammar, qui avait été promu chef d'état-major interarmées le 19 avril 2011 après avoir assuré la fonction de général de corps de l'armée de terre depuis juin 2010, avait déclaré peu après la chute de Ben Ali que l'armée se portera garante de la Révolution.
Le général Ammar inconnu jusqu'à ce qu'il refuse, début janvier 2011, de tirer sur des manifestants lors de la révolution comme le lui demandait Ben Ali.
Ben Ali l'a démis alors pour désobéissance et l'a assigné à résidence. Après la fuite de l'ancien locataire du palais de Carthage, Rachid Ammar a été rétabli dans ses fonctions.
Cette version des faits a été démentie ultérieurement par le ministre de la Défense Ridha Grira, qui affirme que Ammar était en poste le 14 janvier et avait été nommé coordinateur des opérations, et par Ali Seriati, qui a déclaré l'avoir contacté le 14 janvier sur instruction du président pour ramener des blindés de Zarzis vers la capitale.


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