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Dérives: La consommation de stupéfiants s'amplifie ...Et certains médias en font l'apologie
Publié dans Le Temps le 02 - 07 - 2014

‘'Zatla'' par-ci, ‘'Takrouri'' par-là, les affaires de la drogue et ses composantes deviennent courantes sous nos cieux. Depuis le tapage médiatique provoqué par l'affaire du blogueur Aziz Amami, les médias s'en donnent à cœur joie pour défendre l'injuste cause ! Ironie des choses, on traitera d'invectives moralisantes toutes les tribunes qui s'indignent de la couverture médiatique d'une affaire qui kiffe bien l'immoralité. Et pour faire bonne mesure, les conférences de presse et les programmes de télévision feront le reste. Les prétextes ne manqueront pas pour tomber à bras raccourcis sur la révision de la loi 52 de 1992 relative à la consommation de stupéfiants.
Une caméra cachée pour exciter et guetter les réactions de jeunes voyageurs dans un taxi qui découvrent à travers le faux-semblant d'une émission radio et le jeu d'un taximan compromettant, le changement de la loi pénalisante relative à la consommation de stupéfiants. Pourquoi donc, tomber si bas pour banaliser un fait et trouver des prétextes à un changement réel de lois y afférentes. Les valeurs morales changent. Et elles changent vite.
A travers le rapport officiel, le dernier en date avancé par le ministère de l'Intérieur, on rapporte que les forces de la sûreté nationale ont procédé (en 2013) « à la saisie de 84, 3 kg de drogues ( takrouri) et 2282 comprimés vitaminés.
Par ailleurs, elles sont parvenues à la résolution de 284 affaires de trafic de drogue où sont impliquées 511 personnes.» Ces chiffres montrent à titre indicatif que les dealers ne sont pas encore en mesure de se trouver un autre emploi sous peu. Et ce malgré la teneur de la loi 52 du 18 mai 1992 qui fixe à un an de prison ferme et 1000 dinars d'amende, la peine minimale relative aux stupéfiants.
On rappellera, dans la foulée, un chiffre présenté par l'ancien ministre de l'Education nationale Abdellatif Abid qui avance que « 40% des élèves se procurent de la drogue dans les écoles. » Une jeunesse qui fait le désespoir des années à venir. La déclaration n'a pas pourtant affolé outre mesure des journalistes ou causé les vives réactions des militants de la ‘'juste'' cause, encore moins fait perdre son flegme à un système d'éducation qui n'assume plus son rôle à l'école et dans la famille.
En finir avec la loi de 1992
Une conférence nationale de presse a été tenue il y a peu autour de la Loi n°52-92 relative à la consommation de stupéfiants. Le but étant de susciter une certaine appréhension de la loi en question qui selon les organisateurs de la rencontre doit être amendée. Un communiqué de presse rendu public par l'Association Tuniso-Euro-méditerranéenne des Jeunes « ATEMJ » montre que la société civile a un rôle à jouer dans la prévention de l'addiction aux drogues qui menace la jeunesse tunisienne. Selon le président de l'association Mohamed Issam Khemakhem « la loi 52 est non seulement dépassée par les événements mais n'a pas abouti à la résolution du problème. »
Les interventions venues au secours de cette idée ont toutes montré la nécessité de revoir la loi en vigueur quant à la consommation de stupéfiants. Toujours selon le communiqué de l'association « Bilel Mahjoubi président de l'Association tunisienne de lutte contre les Maladies Sexuellement transmissibles et le Sida a présenté des sondages et des statistiques concernant les taux de consommation chez les jeunes , il a ensuite défini les différents types de drogues y compris les produits médicaux utilisés par les jeunes pour échapper à la loi 52 qui ne les a pas cataloguéscomme drogue interdite »
Le volet juridique a été présenté par Wahid Ferchichi, lequel a montré que « la sanction qui représente 80 % des articles de cette loi est trop exagérée. » Il a également critiqué la manière avec laquelle les analyses sont faites.
La drogue dans les prisons
Olfa Ayari secrétaire générale du syndicat général des institutions pénitentiaires a parlé de la volonté des syndicats des forces sécuritaires y compris le syndicat général des institutions pénitentiaires d'amender cette loi. L'intervenante a considéré « que cette loi représente un obstacle devant l'amélioration de la relation entre les forces de sécurité et le citoyen. Elle a aussi affirmé aussi qu'il existe des dépassements individuels à l'intérieur des prisons. » Selon l'intervenante, la drogue circule dans les prisons et il faut de ce fait forcer le contrôle des couffins des visiteurs à l'entrée.
Nadia Chaabane députée à l'ANC a avancé «que la loi 52 a été mise en vigueur d'une manière très précipitée. »
Raison pour laquelle il a été recommandé, à la fin de cette rencontre de poursuivre ce travail à travers les réseaux sociaux afin d'élaborer un projet de loi à remettre aux parties concernées. Que demande le peuple ! Des stupéfiants, vous en voulez ? En voilà.


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