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Place à une législation préventive et pragmatique
Conférence nationale sur la loi 52 relative aux drogues
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 06 - 2014

L'Association tuniso-euro-méditerranéenne des jeunes (Atemj) organise, hier et aujourd'hui, à Tunis, en collaboration avec l'Association tunisienne de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le VIH/ sida ( ATL MST VIH/ Sida) une conférence nationale portant sur la loi numéro 52 en date de 1992 et relative aux stupéfiants. L'objectif étant de faire ressortir les paradoxes d'une loi à dominante répressive, qui omet l'aspect préventif, thérapeutique et socioéconomique au profit d'une mentalité punitive et inefficace.
Lors de la séance matinale de la première journée de la conférence, M. Wahid Ferchichi, professeur de droit à l'université de Tunis, indique que la loi 52 comprend 34 articles dont 27 sont carrément répressifs, voire pénaux. « Certes, la loi 52 a été révisée à deux reprises, soit en 1998 et en 2008. Cependant, ces révisions n'ont pas rectifié cette philosophie répressive », souligne l'orateur. Pis encore : les articles censés favoriser la prévention sur l'usage de drogue usent du même registre punitif. Le professeur de droit évoque l'atteinte à l'intégrité corporelle qui résulte des mesures prises par la police pour vérifier la consommation ou non de la drogue. Des pratiques qui influent négativement sur l'état psychologique de l'individu suspecté. L'orateur recommande, à cet effet, la mise en place d'un texte législatif réglementant cette procédure et exigeant le consentement de la personne incriminée.
Réduire les risques :
éviter le pire
De son côté, M. Bilel Mahjoubi, directeur exécutif de l'ATL MST/ Sida axe son intervention sur les stratégies nationales de réduction des risques et de la nocivité des drogues sur la santé. Il s'agit de reconnaître l'usage de la drogue en tant que réalité et de tâcher d'en limiter les risques en misant sur l'information et la sensibilisation de la population cible sur les pratiques à éviter. Parmi les comportements à risques, l'orateur cite l'usage des drogues injectables, comme le subutex et le temgesic. Les études montrent que 94,9% des usagers de drogues injectables privilégient ces substances aux répercussions redoutables sur la santé. Les usagers de drogues injectables devraient utiliser des seringues propres et éviter d'utiliser une seringue collective. Un geste simple qui prévient pourtant la contamination par le VIH et par l'hépatite B et C. Réduire les risques ne passe manifestement pas par la prohibition de l'usage de drogue. Cette dernière peut, en effet, donner un résultat contraire et inciter les jeunes à consommer des stupéfiants. Il convient, en revanche, de convaincre les usagers de drogue quant aux comportements à risques et de les responsabiliser afin de préserver au mieux leur capital sanitaire. M. Mahjoubi insiste sur l'impératif de véhiculer l'information sur les drogues auprès des jeunes générations, surtout que l'âge des conduites addictives est de 12 ans.
Il est à souligner que l'âge de la première consommation de drogue montre que 55,4% des usagers sont âgés entre 15 et 19 ans ; 20,6% sont âgés de moins de 15 ans et 16,9% sont âgés entre 20 et 24 ans.
L'usage de drogue au regard de la société tunisienne constitue le volet traité par M. Sanim Ben Abdallah, sociologue. Le conférencier lance un appel au public pour délaisser les prises de position sur fond émotionnel et opter, plutôt, pour une vision objective et pour des solutions efficientes. Remontant à l'historique de l'usage de la drogue dans les civilisations arabes, il indique que la consommation des stupéfiants n'a jamais fait couler autant d'encre qu'à l'heure actuelle. Selon M. Ben Abdallah, la condamnation de l'usage de la drogue remonte aux débuts du XXe siècle. Une condamnation qui permet aux laboratoires pharmaceutiques de spéculer sur le marché international des stupéfiants. Et pour preuve : les stupéfiants sont reconnus et prescrits en tant que médicaments indispensables au traitement de certaines maladies... Par ailleurs, le sociologue montre du doigt l'absence d'une politique préventive, susceptible de protéger les jeunes contre la tentation de la drogue. Selon lui, il est grand temps de tabler sur une législation fondée sur le respect des libertés individuelles.


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