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L'hypocrisie de nos politiques face au génocide palestinien
Publié dans Le Temps le 12 - 07 - 2014

Qu'y a-t-il de plus criminel que la défense d'un assassin contre sa victime ? Qu'est ce qu'il ya de plus cynique que de prendre le parti du bourreau au nom de la loi et des droits de l'homme ? C'est quoi cette « morale » du monde « civilisé » et dont on veut nous imprégner? Jusqu'à quand Israël va-t-elle continuer à perpétrer ses crimes contre les civils palestiniens en toute impunité ? Et jusqu'à quand nos politiques vont-ils monnayer la cause palestinienne pour faire briller leur image avec le sang et les larmes des Palestiniens ?
Soutien aveugle d'une violence aveugle
Face à ce génocide, la politique de deux poids, deux mesures continue son bonhomme de chemin faisant comme si les Palestiniens étaient des êtres sataniques qui méritent le traitement et le sort que leur infligent les Israéliens. Comme en 2008 et lors de toutes les invasions sionistes précédentes, la bande de Gaza a, douloureusement, saigné. Et comme toujours, le secrétaire général de l'Onu invite Israël à faire preuve « de retenue » et appelle un cessez-le-feu comme si le conflit opposait deux armées à forces égales. Et comme toujours, les Etats Unis affirment le droit d'Israël à défendre sa population contre le « terrorisme palestinien ». C'est la logique dans laquelle s'est inscrite la France dont le président, François Hollande, a appelé le Premier ministre Netanhayu, pour lui témoigner sa solidarité en condamnant, fermement, « les agressions » contre l'Etat hébreu et les roquettes lancées depuis Gaza par la résistance palestinienne, soulignant qu' « il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa population face à ces menaces ». La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait de même en condamnant « sans réserve » les tirs de roquettes contre Israël. Si on faisait parvenir de telles déclarations à des extraterrestres, ils seraient persuadés, de toute évidence, que ces Palestiniens représentent une superpuissance qui est en train d'exterminer les pauvres Israéliens sans défense et que l'Occident, l'oasis des libertés et le sanctuaire de la justice et des droits de l'homme, essayent de défendre et de soulager contre ces agresseurs sans cœur. François Hollande n'a pas daigné critiquer ou émettre de réserves contre l'invasion israélienne qui a fait de nombreuses victimes dans la bande de Gaza dont, notamment, des bébés, des enfants, et des femmes. L'illustration la plus manifeste de ces crimes abominables est, bien sûr, la manière horrible et sauvage d'assassiner Mohammad Abou Khdeir, âgé de 16 ans, qui était brûlé vif aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur, car il a probablement été forcé à boire du carburant, chose qui ne s'est jamais produite, même pas dans le cadre de ce que les Sionistes appellent les « holocaustes ».
Tradition « socialiste »
Cette position pro-sioniste de la France « socialiste » n'est pas surprenante, du moins pour ceux qui sont bien renseignés sur l'histoire. Il s'agit là d'une tradition. Le parti de Hollande est connu pour cette politique dont Laurent Fabius en est l'une des figures emblématiques, et ce depuis l'époque de Mitterrand, quand il était chef du gouvernement. Ce président socialiste était lui aussi connu pour son parti pris inconditionnel en faveur d'Israël, d'ailleurs, c'était sous son règne que le lobby sioniste français s'est développé. Et la destruction du réacteur « Osirak » lors d'un bombardement baptisé « opération Babylone » mené par Israël en dit long. Récemment, le journal français « L'Humanité » », l'organe du Parti Communiste, a titré « Les fossoyeurs du socialisme » pour qualifier les militants du PS dont l'actuel premier ministre, Manuel Valls, vient entériner cette vérité en déclarant que « la gauche peut mourir ». En fait c'est son parti qui est en train de trépasser. Ce parti est connu pour ses traditions pro-sionistes dont Laurent Fabius est l'une des figures emblématiques, il l'est depuis l'époque de Mitterrand, connu lui aussi pour ses partis pris inconditionnels en faveur d'Israël et sous le règne duquel le lobby sioniste français s'est développé. La France des Socialistes a été derrière le désastre syrien. N'est-ce pas elle qui a, massivement et énergiquement soutenu la soi-disant opposition syrienne et dont on a vu, par la suite, aussi bien la vraie identité et le vrai projet ? Ces « opposants » étaient constitués, d'une part, de pions qui n'ont aucune représentativité à l'intérieur du pays et qui ont saboté Genève I et II. D'autre part, de ces barbares, appelés islamistes radicaux que l'Occident a armés jusqu'aux dents pour qu'ils commettent les actes les plus barbares dans toute l'histoire de l'humanité. Les uns et les autres ont été, farouchement, défendus par le gouvernement français pour les faire accéder au pouvoir et assurer, par là, la sauvegarde de leurs intérêts dans la région dont la déstabilisation profite, bien entendu à l'entité sioniste, le gendarme pétrolier implanté par la Déclaration Balfour de 1017 en plein cœur de ce qu'on appelle le « Moyen Orient », une appellation inventée par l'Occident pour mieux insérer cette entité étrangère dans le corps arabe qui est ainsi divisé en plusieurs parties. La France des socialistes, ne l'oublions-le pas, a montré plus de détermination que les Américains à attaquer, militairement, la Syrie. Et si ce n'était la rétraction de ces derniers pour des considérations tactiques évidentes, elle se serait engagée à fond et causé plus de monstruosités dans ce pays. Cela sans oublier, bien sûr, son rôle en Libye où elle a participé, à côté de l'OTAN, au crime d'émiettement qui a favorisé l'émergence de milices de fondamentalistes religieux par son action hostile aux intérêts des pays arabes, la France de François Hollande s'inscrit dans le giron des pays impérialistes qui, pour la préservation de leurs intérêts, n'hésitent pas l'ombre d'une seule seconde pour fouler aux pieds les principes et les valeurs dont ils se réclament haut et fort et dont ils nous assourdissent matin et soir. Les droits du peuple palestinien, consacrés par les différentes résolutions émanant du Conseil de sécurité et bafouées par Israël, n'en font pas partie ?
Opportunisme politique
Rappelons que plusieurs des anciens militants de ce parti ont démissionné, à l'image de Jean-Luc Mélenchon et la députée européenne du Front de Gauche, Marie-Christine Vergiat qui, dans une interview qu'elle nous a, dernièrement, accordée (voir notre article du 22 juin 2014), elle a répondu à notre question relative à la nature des relations bilatérales entre le Tunisie et la France, en affirmant qu'elles n'ont pas, réellement, changé après le 14 Janvier et qu'elles étaient loin d'être bâties sur le principe d'égalité souveraine entre Etats. Elle estimait qu'il n'y avait aucun changement notable dans la réalité des politiques mises en oeuvre dans le cadre des relations avec la Tunisie ni pour la France, ni pour l'Union européenne. « Les accords qui sont sur la table, désormais appelés accords de libre-échange complets et approfondis (ALECA), sont pour l'essentiel, les mêmes qu'avant la chute du dictateur. Alors certes, il y a bien quelques belles paroles et quelques déclarations solennelles en termes de justice, d'Etat de droit et de droits de l'Homme mais seuls les actes comptent, et y compris dans ces domaines, j'ai des doutes», souligna-t-elle. Les droits de l'homme sont indivisibles et celui qui les bafoue en Palestine ne peut pas les défendre en Tunisie comme il le prétend. Ce qu'a dit Marie-Christine Vergiat, à ce propos, vient d'être vérifié dans les faits. Mais, certains de nos politiques, frappés de cécité, ne voient pas la question de cet œil-là. Ils continuent à voir dans la France de Hollande un partenaire à part entière en matière de droits de l'homme et de démocratie. Plusieurs d'entre eux qui ont appelé, hier, à des manifestations populaires contre l'invasion sioniste de la bande de Gaza et des crimes commis contre les Palestiniens, vont, très probablement, répondre, favorablement, à l'invitation de l'ambassade de France et faire partie de la cérémonie du 14 Juillet. En fait, on devrait leur donner raison et excuser leur « péché mignon », car décliner une invitation ne sied pas à notre culture arabo-musulmane qui nous enseigne l'indulgence. C'est, d'ailleurs, en application de ces enseignements que certains de nos hommes politiques ont rompu le jeûne autour de la table généreuse et surtout alléchante de l'ambassadeur des Etats Unis. Des partis politiques notoires justifient le jihad en Syrie, en Iraq et ailleurs et ne prononcent pas mot concernant la Palestine, et se sont, âprement, opposés à l'insertion dans la constitution de l'incrimination de la normalisation avec l'entité sioniste. Quand est-ce qu'on va cesse de tuer sa victime et de participer à ses funérailles, comme le dit bien le proverbe de chez nous ?


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