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Il n'y a pas d'Amour... sans histoire
Publié dans Le Temps le 27 - 01 - 2015

Toute une histoire. Toute une ambiance. Une écriture scénique aussi, un style. Qui fait de cet espace plus ou moins grand, plus ou moins noir un rendez-vous avec les lumières, les vibrations de la mémoire.
Il n'y a pas d'Amour sans histoire, pensent certains. Qu'en est-il d'un Amour maternel, d'une relation fusionnelle qui fut rompue un jour avec le cordon. Que garde-t-on en mémoire d'une relation maternelle qui promet de contenir l'histoire d'Amour la plus noble qui soit. Rochdi Belgasmi, danseur-chorégraphe et doctorant en matière d'anthropologie du corps humain nous en parle, mais à sa manière. Celle de nous faire entrer dans son univers au parfum charnel et d'innocence mêlés. « Sublime rigueur de la transgression. Entre les plis de l'intimité et le seuil du dehors, le travail de Rochdi Belgasmi nous convie à des apories sexuées d'une troublante logique. C'est une anamnèse : tentative d'interroger quelques lambeaux du passé qu'il fallait découdre et recoudre avec deux cordes à linges... Il fallait surtout devenir l'enfant pour pouvoir écouter, dans le mouvement du monologue de la mère, le dépli de ses fantasmes les plus inattendus... » commente Adnen Jdey, philosophe évoquant l'œuvre de Rochdi Belgasmi.
Dans ‘'Méta-danse'', Rochdi Belgasmi nous emmène dans les recoins de sa mémoire. Rallume les lumières du cœur qui s'éteignent et esquisse une trajectoire nouvelle dans le firmament d'une relation maternelle ...à ciel ouvert « Depuis ma petite enfance, je me suis trouvé à côté de ma mère. Je la suivais partout, dans sa chambre, dans son lit, dans sa cuisine et même dans son Hammam...Mais c'était seulement au seuil de la terrasse qu'elle m'interdisait, d'une voix sûre et grave, de la suivre... Elle m'ordonnait de m'éloigner... » dit-il pour présenter son dernier spectacle qui sera prochainement en tournée internationale qui commencera le mois de mars prochain par Paris.
‘'Wa idha Assaytom...'' ou encore ‘'Méta-danse ‘' de Rochdi Belgasmi planche sur la relation mère-enfant, replonge dans le monde de l'interdit et bouscule les convenances pour nous donner sa manière à lui de voir le monde à travers le regard intime de sa maman ... sans pour autant verser dans la vulgarité ou débiter des obscénités. Et c'est la voix-off de Sabah Bouzouita, un personnage issu directement du théâtre qui accompagnera les mouvements de danse de Rochdi.
A cela s'ajoutent les sons stridents, les rythmes tour à tour lancinants et appuyés d'une bande son qui revisite le côté synthétique d'une musique électronique et celui authentique d'une musique traditionnelle.
Belle rencontre en tout cas, entre le perfectionnement de la musique synthétique du début du millénaire et la chaleur du rythme relevé et syncopé d'une musique authentique.
Depuis pas mal de temps maintenant, Rochdi a trouvé un terrain particulier pour s'exprimer : associer la danse contemporaine aux pas de danse traditionnelle tunisienne. Une démarche originale qui a le mérite d'éviter un écueil : celui de tomber dans le côté consommé d'une danse contemporaine à l'européenne. Ce fut ‘'Zoufri'' et ‘'Transe'' qui confèrent le label tunisien à la danse contemporaine et promettent une carrière internationale à l'artiste et ouvrent sur l'universalité des pas de danse tunisienne telle que enseignée par des pionniers de la trempe des inégalables Zina, Aziza et Laghbébi, etc.
Pour le début de l'année, les spectacles de Rochdi sont programmés dans plusieurs pays du monde après avoir été donné un peu partout, à Londres, Marrakech, Paris, Abidjan, etc. L'artiste était le premier tunisien à être appelé en 2012 à remplir la fonction d'un représentant de l'art de la danse contemporaine au Conseil international de la danse relevant de l'UNESCO, ouvrant par là-même la porte à ses semblables... Sans l'esbroufe ni la parole superflue, Rochdi poursuit paisiblement son bonhomme de chemin. Remplit les salles. S'accorde un répit pour relancer de nouvelles créations. Aller de l'avant, à de petits pas mais mesurés. C'est la devise de Rochdi qui lui vaudra une place au rang des artistes qui se couchent moins bêtes chaque soir.


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