Le cœur de la bande de Gaza bat au rythme des sirènes et des silences qui suivent les frappes. Pour le Dr Alaa al-Najjar, pédiatre engagée, ce n'est plus seulement une guerre qu'elle vit, c'est une tragédie intime, irréversible. Le 24 mai dernier, sa maison située à Khan Younès a été ciblée par une frappe israélienne. Sous les décombres : son mari, le Dr Hamdi al-Najjar, gravement blessé, et leurs neuf enfants, tous tués sur le coup. Quelques jours plus tard, son époux a succombé à ses blessures. Il n'en reste qu'un : Adam, leur fils cadet de 11 ans, désormais seul survivant de cette famille anéantie. Ce jour-là, Alaa était en route pour l'hôpital Nasser, où elle travaillait sans relâche pour sauver des vies d'enfants blessés. Sans savoir que parmi les petits corps arrivés dans des sacs plastiques figuraient ceux de ses propres enfants. Alaa al-Najjar devient malgré elle le visage d'une douleur universelle : celle d'une mère, d'une soignante, d'une femme qui a tout donné à la vie – et à qui la guerre a tout repris. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!