C'est le drame de trop, celui qui pourrait changer toute la donne judiciaire dans une époque où la violence, attisée par les réseaux sociaux, prend de court des cadres législatifs et des schémas de pensée qui nétaient absolument pas préparés à cette déferlante. Le collégien de 14 ans qui a porté mardi dernier des coups de couteau fatals à une surveillante de son collège à Nogent, en Haute-Marne, a été inculpé ce jeudi 12 juin pour meurtre par le parquet de Dijon… L'adolesecent encourt une peine de 20 ans de prison. La réponse judiciaire sera sans doute à la hauteur du traumatisme national, après l'émoi provoqué par l'attaque mortelle à Nantes, dans un collège-lycée privé. Le parquet de Dijon a requis ce jeudi la mise en examen pour « meurtre d'une personne chargée de mission de service public« . Ce n'est pas tout, l'accusation demande également la mise en examen du collégien pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours » contre un gendarme blessé lors de l'arrestation et son placement en détention provisoire, a fait savoir dans un communiqué le procureur de Dijon, Olivier Caracotch. Du fait de son statut de mineur le tueur risque tout au plus 20 ans de réclusion criminelle, la prison à perpétuité est écartée. Le meurtrier sera présenté aujourd'hui à un juge d'instruction de Dijon au terme de 2 jours de garde à vue. Le collège Françoise-Dolto de Nogent a rouvert ses portes ce jeudi matin, les camarades de l'assassin devront vivre avec ce drame qui s'est produit dans leur établissement. « On va avoir un temps d'échange, on va parler« , confie Jade, 15 ans. « Ce qui va faire bizarre, c'est de ne plus voir la surveillante« , ajoute-t-elle. On a appris que l'adolescent n'a exprimé aucun regret ni remords et encore moins son intention de les formuler publiquement. Un procès très éprouvant en perspective pour la famille de la victime… A noter que selon un sondage réalisé par le CSA pour le compte de CNews, Europe 1 et le JDD, 77 % des Français soutiennent qu'il faut surseoir l'excuse de minorité pour les mineurs mouillés dans des crimes graves, comme des violences physiques ou des homicides. Quand on vous disait que la disparition tragique de Mélanie porte les germes d'un profond changement face à des passages à l'acte de plus en plus précoces et dévastateurs.
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