Hossein Salami, commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), a été tué dans la nuit du 13 juin 2025 lors d'une frappe israélienne ciblée à Téhéran. Cette attaque, surnommée « Opération Rising Lion », a visé plusieurs installations militaires et nucléaires stratégiques, notamment le site d'enrichissement d'uranium de Natanz, au cœur d'un regain de tensions entre Israël et l'Iran. Un pilier du régime iranien Né en 1960 dans le centre de l'Iran, Salami a rejoint les Gardiens peu après la Révolution islamique de 1979, avant de s'illustrer durant la guerre Iran-Irak (1980–1988). Cette période a façonné une génération de cadres militaires iraniens, dont Salami, qui s'est imposé comme stratège de la guerre asymétrique et de l'influence régionale. Une figure radicale au sommet de l'appareil sécuritaire Nommé en 2019 à la tête de l'IRGC par le Guide suprême Ali Khamenei, Hossein Salami incarnait l'aile dure du régime. Son discours tranché et agressif visait régulièrement les Etats-Unis, Israël et l'Arabie saoudite, dans une rhétorique de confrontation assumée. Il était également l'un des visages de la répression intérieure, notamment lors des mouvements populaires de 2019 et 2022, où les Gardiens de la Révolution ont joué un rôle central dans l'écrasement des manifestations. Successeur du général Qassem Soleimani, tué en 2020 par une frappe américaine, Salami représentait davantage la doctrine idéologique du régime que l'intervention sur le terrain. Moins opérationnel que son prédécesseur, il a tout de même consolidé le rôle militaire et politique des Gardiens dans la région, notamment en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. Une frappe symbolique et stratégique Sa mort dans une attaque israélienne, menée en plein cœur de la capitale iranienne, marque un coup dur pour l'establishment militaire de Téhéran. Elle survient dans un contexte de forte escalade, alors que l'Etat hébreu multiplie les frappes préventives contre les infrastructures sensibles liées au programme nucléaire iranien. Selon des sources militaires, cette opération a mobilisé près de 200 avions et 300 bombes, visant une centaine de cibles à travers le pays. Risque d'embrasement régional À la suite de l'annonce officielle de sa mort, les Gardiens de la Révolution ont promis de venger leur commandant, renforçant la crainte d'une riposte militaire imminente contre Israël ou ses alliés. D'ailleurs, quelques heures après les frappes, l'armée israélienne a annoncé que l'Iran avait lancé 100 drones en direction d'Israël. Des sirènes ont retenti dans plusieurs régions du pays, alors que Tel Aviv a décrété l'état d'alerte. Le contexte géopolitique dans la région reste extrêmement tendu et volatile, avec des implications qui pourraient dépasser les frontières irano-israéliennes. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!