Alors que les sirènes d'alerte retentissaient sans relâche à Tel Aviv, Jérusalem et dans de nombreuses autres localités israéliennes, un détail a particulièrement attiré l'attention ce samedi : en pleine tempête de feu venue d'Iran, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Yisrael Katz se seraient réfugiés dans un abri souterrain pour superviser les opérations militaires, selon une source relayée par CNN. Une scène qui n'a pas manqué d'interpeller de nombreux observateurs : les dirigeants à l'origine des décisions de guerre sont souvent les premiers à chercher la sécurité... bien à l'abri. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'Iran a lancé six salves successives de missiles sur des cibles à travers Israël, provoquant une riposte immédiate de l'armée israélienne. Le bilan provisoire communiqué ce matin fait état de trois morts : deux civils à Rishon LeTsiyon, au sud de Tel Aviv, et une femme à Ramat Gan, tous touchés par les projectiles iraniens. Près de 90 blessés ont été recensés, avec des scènes de panique dans les rues et un afflux massif vers les hôpitaux. Le chaos s'est également invité chez les diplomates : Mike Huckabee, ambassadeur des Etats-Unis à Tel Aviv, a lui-même révélé avoir été contraint de se réfugier cinq fois dans un abri anti-missiles durant la nuit. Il a qualifié l'attaque de « nuit la plus dure depuis le début de cette escalade ». Une déclaration qui sonne comme un aveu : même les partenaires les plus proches d'Israël ne sont pas épargnés par l'effet boomerang des tensions régionales. Sur le terrain, les dégâts matériels sont décrits comme « sans précédent » dans le secteur de la métropole telavivienne. Des immeubles partiellement effondrés, des routes criblées de débris, et des centaines de familles déplacées. Les autorités militaires israéliennes, tout en appelant au calme, ont activé les systèmes Dôme de fer et Arrow pour intercepter les salves suivantes, tandis que des avions de chasse sont entrés en action en direction de Téhéran et de ses installations stratégiques. Mais derrière la stratégie et les contre-attaques, l'image des dirigeants protégés dans leurs bunkers résonne avec amertume pour de nombreux civils israéliens exposés au feu direct. Elle soulève une interrogation essentielle : qui paie réellement le prix des décisions géopolitiques ? Et si cette nuit a bouleversé Israël, des dizaines de milliers de Palestiniens, eux, n'ont jamais eu accès à un bunker pour se protéger. Au-delà des discours officiels, une réalité s'impose : les conflits modernes ne font plus de distinction entre les zones de guerre et les villes civiles. Pendant que les généraux tracent des plans à l'abri, les populations, elles, vivent l'horreur en surface. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!