Ancien colonel de l'armée américaine, stratège reconnu et conseiller de l'administration Trump, Douglas Macgregor a livré une analyse percutante et sans détour de l'escalade militaire entre Israël et l'Iran. Dans une déclaration virale publiée sur ses réseaux, il accuse les dirigeants israéliens et américains d'avoir conduit la région au bord du gouffre, tout en mettant en garde contre les conséquences catastrophiques d'une guerre étendue au Moyen-Orient. Qui est Douglas Macgregor ? Douglas Abbott Macgregor est un ancien colonel de l'US Army, vétéran de la guerre du Golfe, diplômé de l'Académie militaire de West Point et docteur en relations internationales. Connu pour ses positions non-interventionnistes, il a été nommé conseiller du secrétaire à la Défense sous Donald Trump en 2020, avant d'être proposé comme ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne (nomination finalement bloquée). Macgregor s'est imposé comme l'une des voix critiques de la politique étrangère américaine, prônant un recentrage sur les intérêts nationaux et l'abandon des aventures militaires coûteuses et inefficaces à l'étranger. Une sortie virulente contre la guerre et ses instigateurs Dans son message diffusé ce week-end, Macgregor affirme qu'Israël a lancé une frappe préventive contre l'Iran, alors même que des négociations étaient en cours entre Washington et Téhéran. Il compare cette attaque à une version moderne de Pearl Harbor, soulignant que l'Iran a riposté en moins de 18 heures, tirant des centaines de missiles balistiques et hypersoniques sur Tel-Aviv. Selon lui, le Dôme de Fer israélien a échoué, les services de renseignement n'ont pas anticipé, et le Premier ministre Netanyahou en est réduit à supplier Washington d'intervenir militairement pour sauver Israël d'une défaite qu'il aurait lui-même provoquée. « Les bellicistes de Washington ont eu 22 ans. Ils ont échoué. Ils ont menti. Ils ont profité pendant que l'Amérique saignait », dénonce-t-il, dans un ton tranchant devenu sa marque. Un avertissement sur les conséquences économiques et stratégiques Macgregor tire également la sonnette d'alarme sur les risques systémiques de cette guerre : fermeture du détroit d'Ormuz, flambée des prix du pétrole, pénuries alimentaires, crise logistique et inflation généralisée. Il évoque les coûts démesurés : les drones iraniens coûtent 20 000 dollars, tandis que les missiles américains Patriot coûtent 4 millions par tir. « Nous allons épuiser nos stocks et faire faillite, pendant que nos soldats rentreront dans des cercueils », prévient-il. Il rappelle que les Etats-Unis comptent 40 000 soldats dans la région du Golfe, répartis entre les Emirats, le Qatar et Bahreïn, des cibles potentielles en cas de conflit élargi. Une feuille de route pour désamorcer la crise Fidèle à sa doctrine non-interventionniste, Macgregor propose une série de mesures concrètes : 1. Réunion d'urgence au Conseil de sécurité de l'ONU pour un cessez-le-feu immédiat. 2. Pressions sur Israël pour cesser les violences à Gaza et se retirer des territoires occupés. 3. Suspension de l'aide militaire américaine à Israël tant que ces conditions ne sont pas respectées. 4. Déploiement d'une force neutre internationale pour sécuriser Gaza et la Cisjordanie. 5. Organisation d'une conférence de paix internationale réunissant les grandes puissances et les pays de la région. « America First » face à la tentation de la guerre Dans sa conclusion, Macgregor rappelle que 77 millions d'Américains ont voté pour Trump avec une seule exigence : plus de guerres inutiles. Pour lui, il est temps de rompre avec le cycle de conflits sans fin, et de remettre la sécurité intérieure et l'intérêt national au centre de la politique américaine. « L'Amérique d'abord, c'est l'Amérique d'abord. Pas Israël d'abord. Pas l'Ukraine d'abord. Pas l'OTAN d'abord. » L'intervention de Douglas Macgregor résonne comme un signal d'alarme, au moment où les Etats-Unis pourraient être entraînés malgré eux dans un conflit d'ampleur. Une voix dissidente, mais lucide, dans un climat mondial de plus en plus explosif. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!