Dans la nuit du lundi – mardi 18 juin 2025, Israël a été frappé par deux salves successives de missiles iraniens. Selon la radiodiffusion publique israélienne, 30 missiles ont été lancés depuis l'Iran en deux vagues espacées d'une vingtaine de minutes. Les explosions ont été entendues à Tel Aviv, dans la région centrale dite du Hasharon, et jusqu'au nord du pays. Des incendies importants ont éclaté, dont un touchant une vingtaine de véhicules selon Channel 12, nécessitant l'intervention rapide des sapeurs-pompiers. L'armée israélienne, très discrète, n'a pas encore communiqué de bilan officiel. Drones au-dessus du Golan et riposte israélienne en cours Parallèlement aux frappes de missiles, des drones iraniens ont été détectés dans la région du Golan, selon des sources sécuritaires locales. En réponse, l'armée israélienne a déclenché une offensive aérienne contre plusieurs cibles en Iran, notamment dans la capitale Téhéran. Des explosions ont été entendues dans le centre de la ville, tandis que l'armée israélienne a appelé les civils du quartier 18 à évacuer. En représailles, le Corps des Gardiens de la révolution iranienne (CGRI) a également lancé une mise en garde aux résidents de Neve Tzedek à Tel Aviv, inversant ainsi la logique classique de la dissuasion. Une guerre d'image : censure totale et répression de l'information L'armée israélienne a mis en place une censure excessivement sévère sur la couverture des événements. Tout journaliste ou civil filmant ou diffusant des vidéos des frappes est arrêté, affirment des sources locales. Un journaliste américain a été expulsé d'Israël après avoir partagé une séquence vidéo des missiles iraniens tombant sur Tel Aviv. Cette stratégie vise, selon les analystes, à éviter la fuite d'informations tactiques vers l'Iran, mais également à préserver le moral de la population israélienne et à contrôler la narration médiatique du conflit. Des experts en communication de crise estiment que la bataille de l'image est désormais aussi stratégique que celle du ciel. Le missile Fattah-1 en action : une percée technologique iranienne Selon un communiqué du Corps des Gardiens de la révolution iranienne, l'Iran a utilisé pour la première fois dans ce conflit le missile balistique hypersonique de nouvelle génération Fattah-1, dans le cadre de la 11e salve de l'opération "Al-Waad al-Sadiq 3". Caractéristiques du Fattah-1 : Spécification Détail Type Missile balistique hypersonique Vitesse estimée Supérieure à Mach 13 (≈ 16 000 km/h) Portée Environ 1 400 km Charge utile Ogive conventionnelle (ou nucléaire) Système de guidage Inertiel + manœuvre terminale Technologie de propulsion Propergol solide + poussée vectorielle L'Iran affirme que le Fattah-1 a percé le système de défense israélien et a "ébranlé les abris des sionistes", dans un message direct adressé à l'allié américain de Tel Aviv. Le missile, très difficile à intercepter en raison de sa vitesse et de sa manœuvrabilité, représente une évolution radicale dans l'arsenal iranien. Fermeture de l'ambassade américaine et sirènes à la mer Morte Face à la dégradation de la situation, le Département d'Etat américain a annoncé la fermeture de son ambassade à Jérusalem jusqu'au vendredi 21 juin, évoquant des risques sécuritaires élevés. Dans le même temps, des sirènes ont retenti dans la région de la mer Morte après la détection de nouveaux drones en approche, que l'armée israélienne affirme avoir interceptés. Le tournant d'une guerre technologique et informationnelle Cette séquence marque un changement de paradigme militaire et géopolitique majeur au Moyen-Orient : * La guerre par vagues massives de missiles et drones, associée à une capacité hypersonique, place Israël dans une position de vulnérabilité nouvelle. Les systèmes comme le Dôme de Fer ou Arrow 3, conçus pour les roquettes de Gaza ou les missiles conventionnels, ne sont plus adaptés aux armes de nouvelle génération. * Le recours à la censure totale et à la répression de l'information par Israël reflète une guerre de contrôle narratif, où le moral de la population et l'image internationale jouent un rôle stratégique décisif. * L'introduction de missiles comme le Fattah-1 fait entrer l'Iran dans le cercle restreint des puissances hypersoniques, déséquilibrant l'architecture sécuritaire régionale. Ce saut technologique complique toute option militaire classique contre Téhéran, notamment par les Etats-Unis ou Israël. * La dissuasion mutuelle a laissé place à une logique de frappe préemptive et de communication de force, avec pour théâtre des capitales régionales densément peuplées et vulnérables. Dans ce contexte, la communauté internationale — et particulièrement les puissances régionales et européennes — devront redoubler d'efforts diplomatiques pour éviter un embrasement généralisé aux conséquences économiques, sécuritaires et humanitaires incalculables. Car à cette vitesse, chaque nuit de silence militaire devient une exception... et chaque frappe une escalade. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!