Le mercredi 18 juin 2025, l'expert en économie Ridha Chkoundali a confirmé que les scénarios économiques de la guerre en cours entre l'Iran et l'entité occupante sont ouverts et qu'il est impossible de prévoir les résultats tant au niveau mondial que local. Dans une déclaration à Tunisie Numérique, il a expliqué que les résultats dépendent de la manière dont le premier acteur progresse par rapport au second. Dans ce cas, il existe deux scénarios. Le premier pourrait être qualifié de scénario optimiste pour la Tunisie, où le conflit se dirige vers des négociations, si les Etats-Unis estiment qu'il est dans l'intérêt de l'entité occupante de négocier avec l'Iran. Dans ce cas, les résultats seraient un retour à un niveau normal des prix mondiaux du pétrole. Chkoundali a rappelé que le prix du baril de pétrole avant le début du conflit iranien-israélien était autour de 62 dollars, tandis que les prévisions de la Tunisie, qui ont servi de base pour la préparation du budget, étaient de l'ordre de 74 dollars. Ainsi, dans ce cas, la Tunisie réaliserait un excédent d'environ 1 500 milliards, en plus de constater une réduction du déficit énergétique, une augmentation de la valeur du dinar et une amélioration des finances publiques, notamment en ce qui concerne le coût des subventions. Cependant, si la guerre s'intensifie et que le scénario pessimiste se produit, Chkoundali a expliqué qu'il faudrait prendre en compte la décision du G7, qui soutient Israël et considère que l'Iran est une source de tensions dans la région Moyen-Orient et doit abandonner son projet nucléaire. En contrepartie, le bloc des BRICS pourrait soutenir l'Iran. Ce scénario pourrait entraîner une forte hausse des prix mondiaux du pétrole, qui risquerait de ressembler à la crise de 1973, où le prix du baril a été multiplié par quatre, selon l'expert économique. Impact sur les pays producteurs de pétrole et la Tunisie L'expert a insisté sur le fait que ce scénario profiterait principalement aux pays exportateurs de pétrole, en particulier les pays du Golfe. Cependant, pour d'autres pays, la situation serait très différente, car l'Iran contrôle environ 20% des approvisionnements mondiaux passant par le détroit d'Hormuz. Par exemple, l'Iran fournit à la Chine une grande partie de ses besoins en pétrole et en gaz. L'arrêt de ces approvisionnements provoquerait une récession économique mondiale, entraînant une récession financière qui affecterait aussi bien les pays importateurs qu'exportateurs de pétrole. Cela obligerait les banques centrales mondiales à augmenter les taux d'intérêt directeurs. Selon Chkoundali, la Tunisie serait également impactée, car la Banque centrale pourrait être contrainte de relever ses taux directeurs pour anticiper une résistance à l'inflation. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!