La Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien a approuvé un projet de loi contraignant le gouvernement à suspendre sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a rapporté l'agence de presse iranienne Fars. Selon le porte-parole de la commission, la réunion tenue récemment a permis de valider les détails du projet de loi intitulé « Obligation pour le gouvernement de suspendre la coopération avec l'AIEA ». Le texte vise à durcir la position iranienne face à l'organisme onusien de surveillance nucléaire, sur fond de tensions croissantes avec les puissances occidentales. Accusations contre le directeur de l'AIEA La commission a également appelé à poursuivre en justice le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, l'accusant de « fourniture de rapports mensongers » et d'« espionnage des installations nucléaires iraniennes ». Ces accusations interviennent dans un contexte de relations particulièrement tendues entre l'Iran et l'AIEA, alors que les inspections menées par cette dernière ont récemment soulevé de nouvelles inquiétudes quant au programme nucléaire iranien. Vers une rupture formelle avec l'organisme international ? Si ce projet de loi venait à être adopté en séance plénière du Majlis (Parlement iranien), il pourrait marquer un tournant majeur dans la politique nucléaire de Téhéran, réduisant encore la transparence du programme iranien et complexifiant les négociations diplomatiques en cours, notamment avec les Etats-Unis et l'Union européenne. Pour l'instant, aucune réaction officielle n'a encore été émise par l'AIEA ou son directeur général Rafael Grossi. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!