C'est la preuve, une de plus, que le climat des affaires s'est nettement amélioré en Algérie depuis la mise sur orbite du nouveau Code de l'investissement, lequel a sensiblement élargi le périmètre des opérateurs étrangers. Après le financement qatari de 3,5 milliards de dollars dans la viande et le lait, l'investissement de 8 milliards de dollars du groupe malaisien Lion et le milliard de l'Italie dans les céréales (plus tous les fonds injectés dans l'énergie) c'est au tour du sultanat d'Oman de décaisser… L'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI) a fait savoir que les investissements omanais sur le marché algérien devraient monter à 10 milliards de dollars à moyen terme. Ce chiffre a été avancé par le directeur général de l'AAPI, Omar Rekkache, en marge du Forum d'investissement algéro-omanais, qui a eu lieu à Alger hier mardi 24 juin, en présence de hauts cadres et hommes d'affaires des deux pays. Les relations bilatérales se renforcent et l'appétit des entreprises omanaises pour le marché algérien est croissant. Rekkache a souligné que les deux partenaires sont au-delà des déclarations d'intention, on est au stade de la concrétisation d'une kyrielle de projets très porteurs. Parmi ces programmes l'unité de fabrication des véhicules sud-coréens Hyundai. L'investissement a eu l'agrément préliminaire du ministère de l'Industrie. Le ténor mondial de l'automobile débarquera en Algérie par l'entremise d'un partenaire omanais. Il y a aussi les travaux d'extension du complexe d'ammoniac et d'urée à Oran, un projet conjoint entre la compagnie publique algérienne Sonatrach et le groupe omanais Suhail Bahwan. Le chantier progresse à grands pas et hissera la coopération industrielle et énergétique à des niveaux sans précédent. On peut évoquer aussi le secteur minier, une priorité pour les autorités algériennes. Une fonderie d'aluminium verra le jour dans la wilaya de Jijel (à Bellara). Ce site devrait générer plus de 800 emplois directs, satisfaire une partie de la demande nationale croissante pour ce matériau stratégique et muscler les capacités d'exportation de l'Algérie vers les marchés africains et mondiaux. Au niveau du transport maritime, des consultations techniques poussées ont été lancées par le groupe algérien GTMA et la compagnie omanaise Assiyad. Le but à terme est de mettre en place une ligne de fret maritime faisant la jonction entre l'Algérie et le Sultanat d'Oman. Le plan établi par les deux pays ambitionne de doper la connectivité logistique, de rogner les coûts de transport des marchandises et des matières premières et hausser la qualité des échanges commerciaux. Il n'y a pas que l'industrie et l'énergie, il y a aussi l'économie bleue, avec un accord bilatéral pour créer une flotte de pêche conjointe. Ce projet sera matérialisé par un groupe public algérien et une société omanaise, sous la direction du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. A noter que le Forum d'Alger a mobilisé des responsables de poids, dont le président de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie, Kamel Hammani, le directeur de la promotion et du soutien des initiatives au ministère des Affaires étrangères, Rabah Fassih et les secrétaires généraux des ministères de l'Industrie et de la Sonatrach, ainsi que l'ambassadeur d'Oman en Algérie et une pléthore d'hommes d'affaires. Toutes les opportunités de partenariats ont été mises sur la table. Les deux parties ont convenu d'augmenter et de diversifier les investissements, pour explorer d'autres secteurs que les hydrocarbures, un travail qu'Alger a entamé depuis des années et qui donne des résultats spectaculaires. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!