La croissance du PIB s'explique par le développement significatif de différents secteurs, tels que l'industrie manufacturière non pétrolière, le tourisme, et les technologies de l'information. L'Egypte note une croissance significative de son produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 4,77% au troisième trimestre de l'exercice financier 2024/2025, contre 2,2% à la même période de l'année précédente, selon un communiqué du ministère de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale publié lundi 30 juin. Il s'agit du taux de croissance trimestriel le plus élevé depuis trois ans. « Cette dynamique reflète une reprise durable et une résilience accrue de l'économie face à l'incertitude mondiale » souligne le communiqué du ministère. Cette hausse a ainsi contribué à hisser le taux de croissance des neuf premiers mois à environ 4,2%, contre environ 2,4% au cours de la même période de l'exercice précédent, selon le ministère. La croissance du troisième trimestre est soutenue par la progression de plusieurs secteurs, parmi les plus dynamiques ; entre autres, l'industrie manufacturière non pétrolière (16%), le tourisme (23%) et les technologies de l'information (14,7%). Cette position s'explique en grande partie par la vigueur retrouvée du secteur privé, qui reprend progressivement le relais de l'Etat dans le financement de l'économie. Les investissements privés ont grimpé de 24,2%, représentant 62,8% des investissements totaux (hors variation des stocks). « Toutefois cette croissance ne suffit pas à compenser la baisse globale des investissements, en recul de 45,6% par rapport au même trimestre de l'exercice précédent », précise le communiqué. En parallèle, certains piliers traditionnels de l'économie – tels que le canal de Suez ou l'extraction pétrolière et gazière – restent affectés par les récents chocs géopolitiques et autres bouleversements du commerce. L'activité économique du canal de Suez a ainsi baissé de -23,1% (contre -51,6% l'an dernier). L'extraction pétrolière et gazière a été marquée par une baisse de -10,38%, notamment sous l'effet d'un net recul de la production de gaz naturel (-20,5%). Malgré le conflit au Moyen-Orient déclenché le 13 juin 2025, l'impact global sur les marchés « a été moins important qu'attendu », selon le communiqué. Et d'ajouter : « cela a permis de maintenir les objectifs de croissance pour l'exercice 2025/2026 », à savoir un objectif de croissance à 4,5%, adopté en juin par le Parlement. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!