On est tombé sur ces alertes sur le site officiel du gouvernement canadien, mis à jour hier jeudi 23 juillet. Le moins qu'on puisse dire est que le péril terroriste en Tunisie est largement exagéré, en décalage avec la réalité… Les autorités canadiennes ont invité leurs concitoyens à observer une grande vigilance durant les déplacements vers la Tunisie et à s'abstenir de visiter certaines régions en raison de la situation sécuritaire. Bon, là à la limite ce sont des conseils de voyage classiques, sous le sceau de la prudence et d'ailleurs ces consignes ne sont pas propres à la Tunisie. Donc passons. Là où ça coince c'est quand le Canada, en raison d'un supposé risque terroriste, demande à ses ressortissants de ne pas mettre les pieds dans les localités voisines des frontières algériennes comme Aïn Draham, Chebika, Mides, Tabarka, Tamaghza, la totalité du gouvernorat de Kasserine et la partie nichée à moins de 30 kilomètres de la frontière avec la Libye… A ce qu'on sache il ne s'est rien passé de notable dernièrement pour justifier des consignes aussi radicales et anxiogènes, en pleine saison touristique. Qui a fourni ces informations aux autorités canadiennes ? Quel événement explique un tel niveau d'alerte ? L'ambassadrice du Canada, qui vient de clore sa mission en Tunisie, s'est gardée d'évoquer ces sujets avec Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères. Par ailleurs le site officiel du gouvernement canadien a appelé les citoyens à éviter les déplacements non-essentiels dans la délégation de Remada, au gouvernorat de Tataouine et au mont Orbata, au gouvernorat de Gafsa. Là aussi c'est très exagéré, mais depuis que les USA ont classé le Salvador parmi les pays sûrs – plus que la France – plus rien ne nous étonne en la matière. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!