Le Nigeria s'apprête à franchir une étape historique dans le domaine des infrastructures de transport. Deux entreprises, De-Sadel Nigeria Ltd et China Liankai Petroleum Investment, ont dévoilé un projet titanesque visant à construire une réseau ferroviaire à grande vitesse de 4 000 kilomètres, reliant Lagos, Kano, Port Harcourt et Abuja. L'annonce officielle a eu lieu à Abuja, où les représentants des sociétés ont remis à l'aménokal de la fédération, le sénateur George Akume, les documents confirmant la disponibilité d'un financement colossal de 60 milliards de dollars, ouvrant la voie au lancement de la première phase. Un financement asiatique et un feu vert gouvernemental Selon Samuel Oko, directeur exécutif de De-Sadel, le financement sera assuré par la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB). Il a rappelé que le projet, en gestation depuis plus de dix ans, a récemment obtenu une quasi-approbation du gouvernement fédéral. La première phase comprendra quatre grands axes stratégiques : Lagos, Abuja, Kano et Port Harcourt. La Commission des concessions a déjà validé l'étude de faisabilité initiale, et la preuve de financement représente une étape déterminante vers le passage à l'exécution. Optimisme prudent du gouvernement L'aménokal de la fédération, George Akume, a souligné que les documents financiers seraient soumis à un audit rigoureux selon les standards internationaux, précisant que le Nigeria, sous la présidence de Bola Tinubu, reste ouvert aux investissements étrangers jugés fiables et viables. « Ce projet représente un développement bienvenu. Nous examinerons attentivement les preuves de financement avant d'avancer dans le partenariat », a-t-il déclaré. De son côté, le ministre des Transports, Said Alkali, a indiqué que le chantier répond à des instructions présidentielles pour offrir un système de transport sécurisé, accessible et abordable. La Commission des concessions a déjà donné son accord sur l'étude initiale, et la version définitive sera prochainement soumise au Conseil exécutif fédéral. Vers une transformation économique Au-delà d'un simple projet ferroviaire, ce méga-investissement est perçu comme un levier majeur de transformation économique. La nouvelle ligne à grande vitesse devrait dynamiser les échanges entre les principales métropoles, attirer des investissements et stimuler la croissance, notamment dans un pays marqué par une urbanisation rapide et un besoin urgent de moderniser ses infrastructures. Ce chantier de 60 milliards de dollars positionne ainsi le Nigeria parmi les pays africains qui misent sur des partenariats internationaux pour combler leur déficit en infrastructures, tout en confirmant la présence croissante de la Chine comme acteur central dans les grands projets du continent. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!