Le Japon traverse une nouvelle phase d'instabilité politique. Le Premier ministre Shigeru Ishiba a annoncé sa démission le 7 septembre 2025, moins d'un an après son arrivée au pouvoir. Cette décision survient à la suite d'une série de défaites électorales qui ont fragilisé la majorité du Parti libéral-démocrate (LDP) au Parlement. Une démission attendue mais symbolique Shigeru Ishiba, élu à la tête du gouvernement en 2024, a reconnu sa responsabilité dans les revers électoraux subis par son parti. Selon lui, le maintien de son mandat risquait d'accentuer les divisions internes du LDP, au moment où le pays a besoin d'unité face aux défis économiques et diplomatiques. Il a précisé qu'il resterait à la tête du gouvernement à titre intérimaire jusqu'à l'élection d'un nouveau dirigeant par le LDP, prévue dans les prochaines semaines. Les raisons derrière ce départ La démission d'Ishiba a été précipitée par plusieurs facteurs : * Défaites électorales : le LDP a perdu une partie de son influence au Parlement, compliquant la gouvernance. * Climat économique et social fragile : la hausse du coût de la vie et la gestion des réformes structurelles ont entamé la popularité du gouvernement. * Conjoncture internationale : Ishiba a attendu la conclusion d'un accord commercial stratégique avec les Etats-Unis avant d'annoncer son départ, soucieux de préserver une certaine stabilité dans les relations bilatérales. Une succession déjà en débat L'annonce a immédiatement ouvert la voie à une bataille pour sa succession au sein du Parti libéral-démocrate. Parmi les figures pressenties pour reprendre le flambeau figurent Sanae Takaichi, actuelle ministre de la Politique économique, Shinjiro Koizumi, personnalité montante de la scène politique, et Yoshimasa Hayashi, ministre des Affaires étrangères. Le vote interne prévu en octobre devrait désigner le nouveau chef du parti, qui deviendra automatiquement Premier ministre, le LDP conservant la majorité à la Chambre des représentants. Des enjeux cruciaux pour le Japon Cette démission intervient dans un contexte de forte incertitude. Le Japon doit composer avec : * un Parlement fragmenté, * une opposition encore divisée, * et des réformes économiques urgentes à mettre en œuvre. À l'international, Tokyo devra aussi consolider ses relations avec Washington, tout en gérant les tensions régionales en Asie de l'Est. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!