Beyrouth : un journaliste d'Al-Manar et son épouse tués dans une frappe    Ooredoo Tunisie célèbre l'Aïd avec une initiative spéciale dédiée aux enfants de l'association Kafel El Yatim    Le taux d'activité féminin: Quel effet sur les régimes de retraite?    Tunisie – Grâce présidentielle : libération de 1473 détenus à l'occasion de Aid El Fitr et la fête de l'indépendance    Temps variable pour l'Aïd : températures stables malgré quelques averses    Seif Omrane chante 'Ce qui doit arriver arrivera' pour les Assurances BIAT    Retraits et paiements électroniques : la Banque centrale de Tunisie renforce la vigilance avant l'Aïd el-Fitr    Crise de l'ATB : colère des clients et appel à l'intervention de la Banque centrale    Retraités : vos pensions de mars seront versées avant l'Aïd    CAN 2025 : Sénégal privé du titre, le Maroc champion    La crise d'Ormuz et le retour du choc pétrolier : vers un nouvel ordre géoéconomique    La salle de classe du futur combine innovation numérique et supports papier indispensables    TCL ne peut plus qualifier certains de ses téléviseurs de 'QLED' après une décision de justice face à Samsung    Saison Méditerranée 2026 : une place de choix à la Tunisie en France avec plusieurs programmes    Aïd al Fitr 2026 : 3 jours de congé pour les fonctionnaires en Tunisie    Novatis : comment une agence web construit son propre écosystème technologique    Météo en Tunisie : pluies denses sur plusieurs régions    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    La Tunisie à l'ONU : La montée de l'islamophobie est une menace croissante et directe à la paix et à la stabilité internationales    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses sur plusieurs régions    Hachemi Nouira: Un journaliste épris de libertés    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    Secousse sismique enregistrée à Béja : magnitude 3,4    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Japon ne reconnaîtra pas pour l'instant l'état de Palestine
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Le Japon a décidé de ne pas reconnaître, pour l'instant, un Etat de Palestine, et le premier ministre démissionnaire Shigeru Ishiba n'assistera pas à une réunion liée à ce dossier en marge de l'Assemblée générale des Nations unies ce mois-ci, selon des informations rapportées par la presse nippone.
Cette posture diffère de la dynamique engagée par la France, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie, qui ont pris position en faveur d'une reconnaissance, et s'aligne davantage sur la ligne de Washington, allié le plus proche d'Israël.
Une « prudence » qui interroge
À Tokyo, l'argument avancé tient à la préservation des marges de manœuvre diplomatiques et à la volonté de ne pas se lier à une démarche unilatérale tant que le cadre de négociation n'est pas clarifié.
Mais cette prudence calculée est critiquée par une partie des observateurs : dans un contexte de coût humain massif à Gaza, elle ressemble à des « petits calculs » diplomatiques opposés à l'impératif de conscience.
Autrement dit, le signal envoyé au moment où la communauté internationale débat de responsabilité et de protection des civils apparaît en décalage avec l'ampleur de la tragédie.
Les chiffres qui pèsent dans le débat
Depuis le 7 octobre 2023, le ministère de la Santé à Gaza, chiffres relayés par l'ONU, fait état d'au moins 64 656 morts et 163 503 blessés palestiniens, des bilans régulièrement mis à jour par OCHA. Ces totaux incluent des ajouts rétrospectifs après identification des victimes.
Le déplacement interne a atteint une ampleur exceptionnelle : environ 1,9 million de personnes sont sans abri stable ou ont été déplacées à plusieurs reprises, tandis que des zones entières sont en pénurie d'eau, d'abris et de soins.
La sous-alimentation aiguë et la famine ont été documentées, avec au moins 361 décès liés à la malnutrition (dont 130 enfants) recensés au début septembre 2025, selon des analyses de santé publique diffusées via le système onusien.
Pour l'enfance, l'UNICEF alerte sur des risques mortels pour plus de 450 000 enfants dans la seule ville de Gaza, et estime que plus de 50 000 enfants ont été tués ou blessés depuis le début de la guerre.
Ces données—admises même comme imparfaites au vu des destructions et des disparitions—dressent un portrait accablant de la situation humanitaire.
Dans ce cadre, la décision japonaise de geler la reconnaissance est perçue par ses détracteurs comme un désaveu de la démarche symbolique que cherchent à impulser plusieurs capitales occidentales pour cristalliser la solution à deux Etats.
Impact diplomatique
À court terme, la ligne de Tokyo n'infléchit pas la mécanique onusienne, mais elle affaiblit l'effet d'entraînement souhaité par Paris, Londres, Ottawa et Canberra.
À moyen terme, elle pourrait pousser ces capitales à multiplier les démarches coordonnées (résolutions, conditionnalités, reconnaissance graduelle) afin d'éviter que la réalité du terrain—marquée par l'hécatombe civile, le déplacement massif et l'insécurité alimentaire—ne soit reléguée derrière des considérations de realpolitik.
Ainsi, en choisissant d'attendre, le Japon priorise la stabilité de ses équilibres diplomatiques, mais expose sa politique au reproche de fermer les yeux sur des chiffres effroyables à Gaza.
La question posée aux Etats reste entière : quelle part donner, face à l'horreur documentée, à la conscience humanitaire par rapport aux « petits » calculs ?
Commentaires
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.