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Flottilles « Soumoud » : état des lieux actualisé vers Gaza
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Un parfum d'histoire flotte sur la Méditerranée. Depuis la fin du mois d'août, une flottille inédite, baptisée « Soumoud » (persévérance), tente de rallier Gaza pour briser symboliquement le blocus imposé depuis 2007.
Plus de 50 bateaux venus d'Espagne, d'Italie, de Grèce et de Tunisie, transportant des délégations issues de 44 pays et plusieurs centaines de volontaires, se sont lancés dans ce défi maritime.
Médecins, humanitaires, artistes, juristes, élus et simples citoyens composent cette armada sans précédent. Parmi eux, des figures médiatiques comme Greta Thunberg, l'actrice française Adèle Haenel, la députée européenne Rima Hassan ou encore la parlementaire portugaise Mariana Mortágua.
Le message est clair : attirer l'attention internationale sur une population gazaouie au bord de la famine et exiger l'ouverture d'un corridor humanitaire maritime.
Un départ mouvementé
Partie de Barcelone fin août sous les vivats de milliers de sympathisants, la flottille a marqué une halte symbolique en Tunisie. Le port de Sidi Bou Saïd a vu arriver début septembre une dizaine de voiliers salués par un millier de personnes brandissant drapeaux palestiniens et slogans de solidarité.
Mais la nuit tombée, deux navires, Family et Alma, ont subi des dégâts matériels mais sans faire de victimes.
Les organisateurs ont aussitôt dénoncé une opération de sabotage visant à semer la peur. « Nous irons à Gaza quoi qu'il arrive », ont-ils martelé, tandis que les autorités tunisiennes annonçaient l'ouverture d'une enquête.
Ces incidents ont renforcé la détermination des volontaires, galvanisés par le soutien populaire tunisien.
La traversée vers Gaza
Le 15 septembre, environ 20 bateaux chargés de vivres et de médicaments ont appareillé de Gammarth, Bizerte et Sidi Bou Saïd, rejoints peu après par les navires partis d'Italie et de Grèce.
Aujourd'hui, la flottille compte près de 40 embarcations, engagées dans une traversée de 3 000 km estimée à une semaine, dans le plus grand secret pour échapper à toute interception anticipée.
À bord, les volontaires savent qu'ils risquent d'être stoppés en haute mer par la marine israélienne. Beaucoup se disent prêts à entamer une grève de la faim immédiate si leurs bateaux sont arraisonnés.
Leur cargaison, certes modeste – riz, lait infantile, médicaments – n'est pas destinée à renverser le cours de la crise humanitaire, mais à incarner un geste symbolique de solidarité et à « forcer les consciences ».
Un soutien international inédit
La démarche a trouvé un écho diplomatique rare. Le 16 septembre, les ministres des Affaires étrangères de 16 pays – parmi lesquels la Turquie, le Qatar, l'Irlande, l'Indonésie, l'Afrique du Sud, la Malaisie, l'Espagne et le Mexique – ont publié une déclaration conjointe exigeant la protection de la flottille et appelant Israël à la retenue.
Pour les organisateurs, ce soutien confère une légitimité internationale et démontre que la société civile n'est pas seule dans cette bataille symbolique.
La réaction d'Israël
Face à cet élan, Israël reste inflexible. l'armée de l'occupation accusée de génocide a déjà rappelé qu'elle interceptera toute embarcation tentant d'atteindre Gaza sans autorisation. Les précédentes tentatives, en juin et en juillet, s'étaient soldées par l'arraisonnement de voiliers humanitaires et l'expulsion rapide des militants, parmi lesquels Greta Thunberg et des élus européens.
Le discours officiel israélien qualifie ces flottilles de « coups de communication » dénués d'impact réel. Le ministère des Affaires étrangères a raillé l'un des voiliers interceptés en le surnommant le « Selfie Yacht ». Les médias israéliens, eux, relaient des accusations allant jusqu'à prétendre que certains organisateurs auraient des liens avec le Hamas ou le Hezbollah.
Au-delà de la rhétorique, le gouvernement israélien maintient que le blocus maritime est légal et nécessaire pour empêcher toute livraison d'armes au Hamas. La marine suit de près la progression des bateaux, prête à intervenir dès qu'ils approcheront de la zone maritime sous blocus.
Entre espoir et confrontation annoncée
La flottille Soumoud navigue désormais dans un espace où se croisent l'humanitaire, le politique et la géostratégie. Pour ses organisateurs, la victoire sera avant tout morale : imposer la question de Gaza dans le débat mondial et rappeler que la société civile peut se lever là où les gouvernements se taisent. Pour Israël, il s'agit de réaffirmer l'autorité du blocus et de neutraliser une opération présentée comme hostile.
À l'instant, la flottille « Soumoud » est regroupée dans le centre de la Méditerranée, au large de l'Italie (secteur Pantelleria/Sicile) et progresse vers l'est. Les derniers points concordants indiquent une distance d'environ 1 000 miles (≈ 1 600 km) des côtes de Gaza, après le départ échelonné de Tunisie (dont un convoi le 15 septembre).
La flotte compte près de 40 à 50 bateaux selon les suivis et mises à jour des organisateurs ; une partie navigue "hors-tracker" pour des raisons de sécurité, ce qui explique des écarts entre sources.
Dans les prochains jours, c'est donc en Méditerranée orientale que se jouera une partie de la bataille d'image autour du conflit. Une confrontation à haut risque, où l'espoir des uns se heurte à la fermeté implacable des autres.
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