L'Algérie et les USA sont de solides partenaires économiques, dans moult domaines, mais également des concurrents, surtout quand il s'agit d'écouler des hydrocarbures. Là les positions se défendent énergiquement, pas de quartier. Alger, à la faveur des développements sur la scène mondiale (les sanctions qui pleuvent sur la Russie depuis qu'elle s'est jetée sur l'Ukraine), a évincé le pétrole et le gaz russes en Europe. Mais un autre redoutable concurrent, les USA, a pris sa place, entraîné par un président Donald Trump qui dicte sa loi aux Européens – les droits de douane – et leur impose même ce dont ils ne voulaient pas : le gaz de schiste. Pour autant l'Algérie n'a pas flanché, elle a continué à pousser ses pions partout, surtout en Espagne. Alger et Madrid s'étaient fâchés suite au basculement de ce dernier dans le camp marocain, les nuages se sont dissipés. Le gaz algérien a retrouvé sa place de leader sur le marché espagnol. D'après les données mises en ligne par la société espagnole Enagás, l'Algérie occupe plus d'un tiers des importations de gaz de l'Espagne en septembre 2025, les Etats-Unis sont distancés. Le partenariat énergétique entre Alger et Madrid monte, monte. Avec 37,2% des importations totales, soit 10,24 térawattheures (TWh) de gaz naturel, le produit algérien affiche une légère hausse en comparaison avec août dernier, où les livraisons s'étaient établies à 10,09 TWh. En face les importations américaines piquent du nez, jusqu'à 7,45 TWh. Globalement c'est 27% des importations espagnoles, contre 10,58 TWh en août 2025. Cette méforme a profité à l'Algérie, forte du gazoduc Medgaz qui alimente directement l'Espagne. Derrière l'Algérie et les USA il y a Nigéria, qui signe une progression phénoménale sur le marché espagnol, +11%, soit 3,02 TWh, contre à peine 1,86 TWh en août dernier. Autre information : l'Angola revient parmi les plus gros fournisseurs, avec 2,14 TWh (7,8%), après un mois de léthargie. Les pays africains se taillent la part du lion dans le Sud de l'Europe. La Russie a laissé beaucoup de plumes dans son aventure cauchemardesque en Ukraine, elle affiche 1,12 TWh sur le marché espagnol en septembre dernier, soit 4,1% des importations. C'est 3 fois moins que les chiffres de l'an dernier à la même période, quelque 3,37 TWh. Quant à la France, elle garde sa 6e place, avec 1,10 TWh (4%), uniquement du gaz naturel livré par pipeline. Attention à l'Egypte, qui fait son irruption dans le classement des principaux fournisseurs de gaz à l'Espagne en 2025. Elle se place au 7e rang avec 1,03 TWh, soit 3,7% des quantités importées. Trinité-et-Tobago occupe la 8e position (0,85 TWh, 3,1%), puis vient le Portugal avec 0,55 TWh (2%). Autre information notable : En septembre 2025 aucune livraison en provenance du Qatar, du Pérou, de la Norvège, du Congo ou du Cameroun, d'après les données d'Enagás épluchées par Europa Presse. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!