The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La Chine avance ses pions sur le marché asiatique de l'armement avec une stratégie claire : s'imposer comme un fournisseur incontournable de technologies militaires modernes. Selon le site italien Analisi Difesa, plusieurs pays d'Asie centrale et du Sud-Est se pressent aujourd'hui pour acquérir la dernière génération de chasseurs chinois J-10C, surnommée « le dragon puissant ». Le J-10C, fer de lance de l'industrie aéronautique chinoise Conçu par le groupe Chengdu Aircraft Industry, le J-10C — dans sa version export « J-10CE » — s'impose comme une pièce maîtresse de la diplomatie industrielle chinoise. Polyvalente, dotée d'une avionique avancée et d'un radar à balayage électronique (AESA), cette plateforme de combat illustre la montée en gamme rapide de l'aéronautique militaire chinoise. Le J-10C est déjà perçu comme un concurrent sérieux aux modèles occidentaux et russes de même catégorie. Pékin mise sur des prix compétitifs et des facilités de paiement attractives pour séduire des pays qui souhaitent moderniser leurs flottes aériennes tout en échappant aux restrictions imposées par les fournisseurs traditionnels. Trois marchés clés dans la ligne de mire de Pékin Trois Etats asiatiques apparaissent désormais comme clients potentiels ou déjà engagés : l'Ouzbékistan, le Bangladesh et l'Indonésie. D'après plusieurs sources relayées par Analisi Difesa, Tachkent aurait déjà acquis jusqu'à 24 chasseurs J-10CE, bien que ni la Chine ni l'Ouzbékistan n'aient confirmé officiellement la transaction. Si elle est avérée, cette livraison marquerait un tournant pour un pays historiquement équipé d'appareils d'origine soviétique, tels que les Su-27 et MiG-29. Au Bangladesh, les négociations porteraient sur un contrat estimé à 2,2 milliards de dollars pour 20 appareils, avec des livraisons prévues entre 2026 et 2027. Il s'agirait du plus important investissement aérien du pays depuis son indépendance. L'objectif est clair : remplacer les anciens F-7 — dérivés chinois du MiG-21 — et doter l'armée de l'air bangladaise d'une flotte moderne et interopérable. L'instabilité politique actuelle à Dacca, marquée par la transition vers un gouvernement intérimaire dirigé par le prix Nobel Muhammad Yunus depuis août 2024, pourrait toutefois ralentir la concrétisation de ce contrat. En parallèle, les autorités militaires bangladaises explorent d'autres pistes, notamment auprès de la Turquie pour des drones et systèmes de défense antiaérienne. L'Indonésie, prochain client stratégique ? Le troisième dossier, et sans doute le plus ambitieux, concerne l'Indonésie. Jakarta pourrait devenir le principal partenaire aérien de Pékin dans la région. Le ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, a confirmé le 15 octobre 2025 que le J-10C « volera bientôt dans le ciel de Jakarta », évoquant un achat potentiel de 42 appareils. Cependant, l'Indonésie reste prudente et continue d'évaluer d'autres offres internationales, notamment françaises (Rafale) et américaines (F-15EX). Pékin, nouveau moteur du ciel asiatique Avec le J-10C, la Chine démontre sa capacité à concurrencer les puissances traditionnelles de l'aéronautique militaire. Elle se positionne comme un partenaire stratégique pour les nations émergentes souhaitant moderniser leurs forces sans dépendre de Washington ou de Moscou. Les observateurs y voient un signe du basculement progressif de la puissance technologique vers l'Est : un marché asiatique de l'armement de plus en plus dominé par Pékin, qui combine innovation, diplomatie économique et influence géopolitique. Si les négociations aboutissent, le « dragon puissant » pourrait bien devenir le nouveau symbole du ciel asiatique — et le fer de lance de la conquête industrielle chinoise du XXIe siècle. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!