?//php echo do_shortcode('[elb_liveblog id="' . get_the_ID() . '"]'); ? La ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, a entamé lundi une visite officielle à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite, afin d'accélérer la conclusion d'un accord commercial entre le Royaume-Uni et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Cette initiative vise à renforcer les relations économiques avec la région et à réduire le déficit budgétaire estimé entre 20 et 30 milliards de livres sterling (soit entre 26,6 et 40 milliards de dollars) dans la prochaine loi de finances attendue le 26 novembre 2025. Selon le Financial Times, Rachel Reeves espère convaincre les institutions économiques britanniques que les nouveaux accords commerciaux, combinés à des réformes du système de planification et des investissements dans les infrastructures, peuvent stimuler la croissance et réduire la pression fiscale sur les ménages et les entreprises. Une offensive diplomatique et économique à Riyad Accompagnée d'une délégation de chefs d'entreprise, la ministre participe au Forum de l'investissement "Davos du désert" à Riyad. Elle y mène des discussions avec plusieurs responsables du Golfe, notamment ses homologues du Bahreïn, du Koweït et du Qatar, pour accélérer les négociations sur un accord de libre-échange avec le CCG, entamées en 2022 sous le gouvernement conservateur. Le ministre britannique du Commerce, Chris Bryant, a récemment confirmé devant le Parlement que ces discussions avaient atteint "un stade avancé". Les échanges portent sur les biens, les services et les investissements, avec un accent particulier sur les technologies vertes, l'intelligence artificielle et les services financiers. Un impact attendu sur la croissance britannique D'après les projections du gouvernement, un accord entre Londres et les pays du Golfe pourrait augmenter le PIB du Royaume-Uni de 1,6 milliard de livres sterling par an (environ 2,1 milliards de dollars). L'objectif de Reeves est d'intégrer cet accord dans les prévisions de croissance de l'Office for Budget Responsibility (OBR), l'organisme indépendant chargé de valider les projections budgétaires. Le gouvernement britannique mise également sur l'accord "de réinitialisation" avec l'Union européenne, signé en mai dernier, qui pourrait ajouter près de 9 milliards de livres sterling à l'économie d'ici 2040. Parallèlement, les réformes de la planification urbaine et du logement, débattues au Parlement, devraient générer 3,4 milliards de livres sterling supplémentaires en recettes fiscales d'ici 2030. Un pari politique et budgétaire à haut risque Rachel Reeves, première femme à occuper le poste de Chancelière de l'Echiquier, cherche à convaincre les marchés et l'OBR de la crédibilité de sa stratégie fondée sur la croissance par le commerce et l'investissement plutôt que sur une hausse des impôts. Le succès de cette tournée pourrait donc peser lourdement sur l'équilibre du prochain budget et sur la crédibilité économique du gouvernement travailliste. Toutefois, plusieurs sources au sein du Trésor britannique jugent peu probable la conclusion d'un accord définitif dès cette semaine, évoquant des discussions complexes sur les barrières tarifaires et la régulation financière. Le Royaume-Uni, en quête de nouveaux partenaires commerciaux depuis sa sortie de l'Union européenne, voit dans le Golfe une opportunité stratégique : une région à forte croissance, riche en capitaux, et prête à investir dans la transition énergétique et les technologies de pointe. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!