The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'échange entre Trump et Mamdani illustre un nouveau front politique dans l'Amérique post-électorale : celui de la fracture entre Washington et les métropoles progressistes. Le ton des premiers jours pourrait préfigurer une série de bras de fer institutionnels autour des politiques sociales et migratoires, dans un contexte où le débat identitaire reste plus brûlant que jamais. En effet, le président américain Donald Trump a réagi mercredi à l'élection historique de Zohran Mamdani comme maire de New York, premier musulman à occuper ce poste, en l'invitant à « être plus respectueux envers Washington » et à « adopter un ton plus courtois ». Dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, Trump a estimé que le nouvel édile new-yorkais devait désormais « chercher à établir une nouvelle relation » avec la capitale fédérale. « Il doit être aimable au lieu d'entretenir un discours de colère à mon égard », a-t-il déclaré. Une mise en garde présidentielle Donald Trump, tout en se disant disposé à dialoguer avec Mamdani, a souligné que la coopération avec l'administration fédérale serait indispensable à la réussite du nouveau maire. « Il doit respecter Washington et reconnaître l'importance du soutien fédéral pour la ville de New York s'il veut réussir », a ajouté le président. Le chef de l'Etat américain, originaire lui-même de New York, a par ailleurs tempéré son propos : « Je souhaite voir le nouveau maire réussir, car j'aime cette ville. » Des relations déjà tendues Cette main tendue intervient pourtant après plusieurs semaines d'échanges virulents entre les deux hommes. Au lendemain des élections municipales, Trump avait dénoncé un scrutin « non équitable », accusant les démocrates d'avoir soutenu « un candidat à l'idéologie communiste ». Dans une déclaration relayée sur sa plateforme Truth Social, il avait affirmé : « Le 5 novembre 2024, le peuple américain a repris le contrôle de son gouvernement, mais nous avons perdu une partie de cette souveraineté à New York. » L'ancien président républicain avait également prédit que « de nombreux New-Yorkais fuiraient bientôt la ville pour échapper au communisme ». Mamdani plaide pour le dialogue En réponse, Zohran Mamdani a assuré vouloir travailler avec le président pour améliorer la vie des habitants. « Je suis toujours prêt à discuter avec le président Trump sur la manière dont nous pouvons servir ensemble les New-Yorkais », a-t-il affirmé devant la presse. Le maire élu a rappelé qu'il comptait tenir les promesses de campagne qui ont marqué sa victoire, notamment la lutte contre le coût de la vie, la stabilisation des loyers, la gratuité des bus municipaux et l'instauration d'un accès universel à la garde d'enfants. Mamdani, âgé de 34 ans, avait axé sa campagne sur les inégalités sociales et le pouvoir d'achat des ménages, des thèmes qui avaient également nourri le discours économique de Donald Trump — avant que ce dernier ne prenne des mesures controversées, comme la suspension des aides alimentaires durant la paralysie budgétaire fédérale. « Ce qui effraie les républicains dans tout le pays, c'est que nous allons réellement appliquer notre programme », a conclu Mamdani, qui s'impose désormais comme l'une des figures montantes du camp progressiste aux Etats-Unis. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!