The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Maroc et la sécheresse chronique… Une affaire qui a un coût, très élevé, pour les agriculteurs mais également pour l'économie nationale vu le poids du secteur. Le déficit pluviométrique est tel que le barrage Al Massira, le deuxième du pays en termes de capacité de stockage, affiche à peine 2,3% de son volume global. Le bassin de l'Oum Er-Rbiâ, niché dans la province de Settat, donne des indications sur la gravité de la crise hydrique. Samia Ait Omar, chargée de communication à l'Agence du Bassin Hydraulique de l'Oum Er-Rbiâ, alerte sur les ravages du changement climatique. Le vert des paysages environnants du barrage Al Massira a viré au jaune. La retenue d'eau est à un niveau historiquement bas, la désolation campe sur les sols arides. On est très loin des niveaux de 2024. Ce barrage avait un rôle clé dans l'approvisionnement en eau potable pour les ménages et les industries de plusieurs grandes villes du Royaume, c'est une époque révolue. «Le barrage Al Massira est l'un des plus importants de notre bassin hydraulique, avec une capacité de stockage atteignant 2,7 milliards de mètres cubes», a confié Mme Ait Omar au journal Le360. Des villes telles que Casablanca, El Jadida, Safi, Sidi Bennour, Settat, Berrechid, Azemmour et bien d'autres sont alimentées par ces réserves. Mais ça c'était avant la chute drastique des précipitations. «Comme la majorité des barrages du bassin, Al Massira a subi de plein fouet les impacts du changement climatique, en particulier la baisse des pluies et la succession des années de sécheresse», dit la responsable. Les stocks sont tombés à 2,3%, un peu mieux que le 1% de la même période en 2024. Dans le détail, on en est à 61 millions de mètres cubes d'eau, contre 125 millions l'an dernier. «Les apports hydriques enregistrés durant cette période s'élèvent à environ 89 millions de mètres cubes, ce qui correspond à un déficit de 70% par rapport à une année normale», indique Mme Ait Omar. Les autorités se mobilisent pour trouver des alternatives, à travers une batterie de mesures d'urgence et structurelles pour maintenir le niveau de l'approvisionnement en eau potable, notamment dans la région desservie par le barrage Al Massira. Parmi les programmes majeurs il y a l'interconnexion entre les bassins du Sebou et de l'Oum Er-Rbiâ… Ce projet permet actuellement de transférer un débit de 15 mètres cubes par seconde depuis le barrage Al Wahda vers le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah. C'est une initiative décisive pour consolider la sécurité hydrique au niveau national, d'après les responsables. D'autres dispositifs tentent d'atténuer la pression sur Al Massira, tels que le renforcement du réseau entre les systèmes hydriques du nord et du sud de Casablanca. Avec cette interconnexion il est possible désormais de sécuriser l'alimentation de la métropole à partir du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, tout en délestant le poids sur Al Massira. «Le projet de dessalement de l'eau de mer à Safi et El Jadida s'inscrit aussi dans cette logique. Il contribuera à alimenter plusieurs centres urbains en eau potable et à soulager davantage ce grand barrage», souligne la responsable. De gros investissements ont été consentis dans le dessalement de l'eau, finalement c'est la seule réponse durable face à des mutations environnementales que rien ne semble pouvoir enrayer.
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