The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 nécessite une transformation profonde des modes de production et de consommation d'énergie. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'électricité jouera un rôle central dans cette transition énergétique. Une évolution massive vers des sources d'énergie renouvelables et une amélioration substantielle de l'efficacité énergétique figurent parmi les piliers de cette ambitieuse trajectoire. Un mix énergétique dominé par les renouvelables Dans son scénario « Net Zero », l'AIE envisage qu'en 2050, près de 90% de l'électricité mondiale sera issue de sources renouvelables telles que le solaire, l'éolien, la biomasse, la géothermie et l'hydroélectricité. Cette bascule exige un développement sans précédent des infrastructures associées, avec par exemple un triplement de la capacité de production grâce à l'énergie solaire et éolienne d'ici 2030. Parallèlement, la demande électrique globale devrait largement s'accroître, multipliée par environ 2,5, en raison à la fois de la croissance démographique et de la demande accrue liée à la décarbonation des usages. Le nucléaire complète ce paysage en assurant une production pilotable indispensable à la stabilité du réseau, malgré une part relative en légère diminution. Défis technologiques et économiques Cette transition ne va pas sans contraintes techniques ni financières. L'intégration massive d'énergies renouvelables intermittentes nécessite des solutions avancées de stockage, et un effort considérable doit être apporté aux technologies émergentes comme les batteries de nouvelle génération et l'hydrogène vert. En outre, la croissance rapide de ces filières impose une forte demande en métaux rares, ce qui peut poser des limites d'approvisionnement. Côté économique, l'AIE souligne que l'investissement annuel consacré à la construction de nouvelles capacités électriques doit être triplé, notamment pour soutenir le doublement des capacités nucléaires, passant de 417 GW en 2022 à plus de 900 GW en 2050. Ces sommes doivent être mobilisées dans un contexte mondial de transition énergétique, avec une accélération notable au cours de la prochaine décennie. Les premières années, un enjeu déterminant L'AIE insiste également sur la nécessité d'une action rapide et résolue dès à présent pour respecter cet horizon 2050. La décennie en cours doit permettre d'installer de manière soutenue plus de 1 000 gigawatts d'énergie solaire et éolienne chaque année, tout en cessant progressivement l'exploitation des centrales à charbon dans les pays avancés d'ici 2030. L'amélioration de l'efficacité énergétique, l'essor des véhicules électriques et la réduction des émissions de méthane dans le secteur énergétique sont aussi des priorités essentielles. Ces mesures permettront de réaliser environ 80% des réductions d'émissions nécessaires au cours de cette période. La transformation du système énergétique mondial repose principalement sur l'électricité et sa production décarbonée. Elle demande de lourds investissements, une innovation technologique continue et une volonté politique forte pour déployer rapidement des solutions durables. Seul un engagement accru dans les années qui viennent favorisera les conditions pour atteindre l'objectif de zéro émission nette d'ici 2050, tout en assurant un approvisionnement énergétique fiable pour tous. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!