The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La première présidente adjointe de la Cour des comptes, Fadhila Gargouri, a affirmé que l'intégrité des magistrats, agents, greffiers et de l'ensemble du personnel de la Cour n'est nullement remise en question, soulignant la poursuite du travail conjoint avec les pouvoirs législatif et exécutif pour garantir un contrôle efficace, une reddition des comptes transparente et la protection des deniers publics. S'exprimant devant les députés lors de la séance conjointe du Parlement et du Conseil national des régions et des districts, consacrée à la présentation et à la discussion du budget de la Cour des comptes dans le cadre du projet de loi de finances 2026, Gargouri a rappelé que la préparation des rapports s'effectue conformément à la loi organique de l'institution et aux normes internationales, qui fixent le délai de publication à l'exercice financier plus deux ans. Clôture du budget 2023 et nouvelle stratégie de communication Elle a indiqué que la Cour est actuellement en train de clôturer le budget 2023, précisant que le rapport final sera transmis aux deux chambres du Parlement avant la fin de l'année. Les rapports de la Cour sont publiés au public et débattus lors de séances parlementaires, a-t-elle rappelé, ajoutant qu'une nouvelle stratégie de communication est en cours d'élaboration afin de simplifier la présentation des rapports et de les rendre plus accessibles aux citoyens. Indicateurs clés et lutte contre la mauvaise gestion Gargouri a expliqué que les rapports de la Cour comprennent des indicateurs économiques et financiers essentiels, tels que les taux d'endettement, l'inflation, le déficit budgétaire, les ressources de l'Etat, l'emploi et le chômage. Elle a assuré que l'institution demeure déterminée à préserver la bonne gestion des fonds publics et à lutter contre la corruption, notamment à travers un dispositif préventif fondé sur le renforcement du contrôle interne des structures publiques. Financements étrangers des associations : un appel à un cadre juridique révisé La magistrate a révélé que les investigations menées par la Cour ont permis de constater que de nombreuses associations ont bénéficié de financements étrangers importants, dans un contexte marqué par l'absence d'un système d'information global permettant à l'Etat d'en connaître l'ampleur réelle. Elle a ainsi appelé à réviser la législation encadrant les associations, de manière à améliorer le suivi et le contrôle des financements et des activités. Les députés critiquent le manque d'effet contraignant des rapports Lors du débat sur le budget de la Cour, plusieurs députés ont soulevé des questions relatives à la portée des rapports d'audit, jugeant qu'ils manquent de caractère prescriptif et contraignant, ce qui favoriserait la répétition des irrégularités et dépassements. Ils ont également critiqué la lenteur dans l'élaboration des rapports, estimant qu'ils ne respectent pas toujours les normes internationales. Des interrogations ont été soulevées concernant le suivi des rapports relatifs à certaines associations et partis politiques. Appels à réviser les sanctions électorales et à repenser la carte des chambres régionales Un nombre important de députés ont par ailleurs dénoncé ce qu'ils ont qualifié d'« injustice » dans l'application des sanctions liées au contentieux électoral, appelant à les ajuster pour qu'elles soient proportionnées à la nature et à la gravité des infractions. D'autres ont demandé une révision de la répartition géographique des chambres régionales de la Cour des comptes, afin de mieux répondre aux besoins des citoyens et de garantir une égalité d'accès au contrôle public dans toutes les régions du pays. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!