The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le président américain Donald Trump a signé un texte législatif historique après l'adoption, avec 427 voix pour contre 1 à la Chambre des représentants, et un vote unanime au Sénat, d'un projet de loi surnommé le « loi sur la transparence des fichiers Epstein ». Ce texte autorise le Département de la Justice des Etats-Unis (DOJ) à rendre publiques, dans un délai de 30 jours, des milliers de pages de dossier liées à Jeffrey Epstein et à son réseau de trafic sexuel impliquant des centaines de personnalités américaines reconnues. Sur sa plateforme « Truth Social », Trump a annoncé : « J'ai signé à l'instant le projet de loi pour publier les fichiers Epstein. J'ai demandé au président de la Chambre, Mike Johnson, et au chef de la majorité au Sénat, John Thune, de le faire adopter. Nous avons déjà remis près de 50 000 pages au Congrès. » Le texte oblige le DOJ à divulguer non seulement les correspondances privées et les voyages vers l'île d'Epstein dans les Caraïbes, mais aussi les données complètes — à l'exception des noms des victimes — d'un dossier actuellement évalué à plus de 300 giga-octets, soit des centaines de milliers voire des millions de documents. Plusieurs dizaines de milliers de pages ont déjà été rendues publiques, dont plus de 20 000 fichiers mentionnant directement Trump ou d'autres élus. Une initiative assumée... mais lourdement instrumentalisée Dès l'annonce, Trump a transformé cette signature en arme politique contre son adversaire principal : le bloc démocrate. Il a enchaîné : « Jeffrey Epstein, poursuivi sous mon administration en 2019 et non sous la leur, était un démocrate de longue date, ayant versé des milliers de dollars à des élus démocrates influents. Il est associé à des personnalités telles que Bill Clinton (trainé sur 26 vols), Larry Summers, l'ancien secrétaire d'Etat, ou Hakim Jeffries, chef de la minorité démocrate, qui lui aurait sollicité un don. Il y aura bientôt des révélations sur tous ces démocrates. » Trump a également mis en cause l'inaction de l'administration Joe Biden : « Ils n'ont remis aucun fichier Epstein, n'en ont parlé jamais. Ils ont utilisé cette affaire pour détourner l'attention de nos succès. » Pourquoi Trump paraît tranquille face à ce qui semble un risque majeur ? Plusieurs facteurs expliquent cette confiance affichée : * Le vote massif au Congrès donne une légitimation forte à l'opération, ce qui réduit l'effet de surprise. * Le texte offre au ministère de la Justice des mécanismes d'exception : des dossiers peuvent rester cachés s'ils concernent une enquête pénale en cours, et pour tout document retenu, un rapport doit être produit sous 15 jours avec justification écrite. * Trump mise sur la dimension symbolique et politique : en affichant qu'il agit pour la transparence, il se place en "nettoyant" du système, tout en laissant ouverte la possibilité de filtre sélectif via les dispositions d'exception. En effet, certains sénateurs et représentants républicains ont déjà prévenu que la réalité pourrait être plus nuancée : la publication ne serait complète que si l'on respecte les "exclusions temporaires" prévues. Les deux parlementaires à l'origine du texte ont rappelé que "le véritable test sera de voir si le DOJ publie toutes les pièces, ou s'il invoque les enquêtes en cours pour bloquer l'essentiel". Un enjeu majeur pour l'administration et pour Trump Le projet de loi prévoit la divulgation de tous les responsables gouvernementaux ou opposants politiques mentionnés dans les documents. Mais le texte prévoit aussi que l'administration pourra invoquer une enquête active pour bloquer un document ou retarder sa publication, ce qui laisse une marge à Trump et à son équipe. Les enjeux sont considérables : * pour Trump, il s'agit de frapper un grand coup contre les démocrates tout en restant maître du calendrier. * pour l'opposition, c'est un pari sur la transparence réelle. * pour le pays, c'est un test majeur du système : la promesse d'accès aux dossiers les plus sensibles du pays. L'administration américaine est donc engagée dans un exercice délicat : faire de la transparence un argument politique majeur tout en conservant un contrôle certain sur ce qui sera effectivement rendu public. Le marché est clair : 30 jours pour le DOJ, mais aussi un terrain glissant entre la volonté d'afficher la lumière et la tentation de préserver l'ombre. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!