The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'Union européenne, la Suisse, l'Arabie saoudite, le Royaume-Uni... On ne les compte plus les pays qui se cabrent, se rebiffent, éructent, disent tout le mal qu'ils pensent du président américain Donald Trump et de ses méthodes de cowboy (cette réflexion a coûté à un ambassadeur algérien son poste), puis finalement s'aplatissent et signent des chèques. Payer pour avoir l'oreille de l'irascible républicain, pour entrer dans ses bonnes grâces, la chose est devenue un sport mondial dans lequel de vrais champions commencent à émerger. Qui eût cru que le Danemark en ferait partie... C'est un des premiers adversaires que Trump s'est choisi dès son retour à la Maison Blanche, quand il a annoncé sa ferme volonté d'annexer Groenland au nom des intérêts supérieurs des Etats-Unis d'Amérique. Et bien c'est ce même Danemark qui s'apprête à acquérir 3 avions de patrouilles pour 1,8 milliard de dollars et des missiles pour 1 milliard de dollars, du matériel américain. Washington a fait savoir hier lundi 29 décembre qu'il a validé la vente des appareils patrouilleurs. Les affaires roulent pour Trump. La commercialisation par Boeing de 3 avions P-8A Poseidon «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des Etats-Unis en améliorant la sécurité d'un allié de l'OTAN qui est une force pour la stabilité politique et le progrès économique en Europe», a déclaré le département d'Etat dans une notification au Congrès, comme l'impose la loi américaine. Le département d'Etat américain avait acté il y a une semaine la vente de missiles au Danemark pour un montant d'un milliard de dollars. Copenhague l'a fait alors que le président américain a nommé un Envoyé spécial au Groenland, Jeff Landry, ancien gouverneur républicain de Louisiane. Un acte de guerre diplomatique, après la visite très controversée du vice-président américain J.D. Vance. Le tollé était tellement monté qu'il avait dû limiter ses déplacements sur place... Mais le Danemark, manifestement, a choisi la voie de la collaboration et du business face à un adversaire erratique, capable de tout. D'ailleurs tous les interlocuteurs du républicain finissent par réduire la voilure et rentrer dans les rangs... sauf la Chine. Même l'ennemi historique, la Russie, louvoie face à Trump. Après son élection le président américain avait plaidé qu'il a «besoin» du Groenland, notamment pour la sécurité des USA. Au train où vont les choses la Maison Blanche n'aura pas besoin de montrer davantage ses muscles, c'est le Groenland qui viendra à elle, servi sur un plateau… Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!