The liveblog has ended. No liveblog updates yet. À quelques jours de l'échéance légale, les heures qui séparent la date prévue de la grève générale nationale du 21 janvier 2026 du dernier délai pour la signature de son préavis, fixé à dix jours avant son exécution, soit le 10 janvier, figurent parmi les périodes les plus tendues et les plus opaques qu'ait connues le mouvement syndical tunisien ces derniers mois. Une démission qui bouleverse le paysage syndical Le 23 décembre 2025, le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a créé la surprise en déposant officiellement sa demande de démission. Cette initiative, qualifiée de retentissante, a profondément déstabilisé la scène syndicale, mettant en lumière la fragilité des équilibres internes au sein de l'organisation et les limites de la capacité de sa direction à désamorcer la crise. Scénarios ouverts et incertitude persistante Dans un développement ultérieur, l'UGTT a adressé, le mercredi 31 décembre 2025, une convocation officielle à son secrétaire général afin de l'entendre au sujet de sa démission. Cette démarche s'inscrit dans le cadre des procédures prévues par le règlement intérieur de l'organisation, qui impose un délai maximal de 15 jours pour examiner ce type de situation. À l'heure où ces lignes sont écrites, aucun communiqué officiel n'a confirmé si Noureddine Taboubi est revenu sur sa décision ou s'il maintient sa démission. Cette absence de clarification alimente le flou et renforce l'attentisme au sein des milieux syndicaux et politiques. La grève générale entre contraintes procédurales et divisions internes Cette zone d'ombre pèse lourdement sur l'avenir de la grève générale, dont la tenue apparaît désormais incertaine. Au-delà des considérations politiques, les obstacles sont essentiellement procéduraux et organisationnels, auxquels s'ajoutent les divisions internes et l'absence de signaux clairs quant au lancement effectif de la mobilisation syndicale, habituellement indispensable pour assurer le succès d'un tel mouvement. Conformément au règlement intérieur de l'UGTT, la signature du préavis de grève relève des attributions du secrétaire général et doit intervenir dix jours avant la date prévue. Pour la grève annoncée le 21 janvier 2026, le dernier délai légal pour l'émission du préavis est donc fixé au 10 janvier 2026. Des marges de manœuvre limitées En revanche, le secrétaire général chargé de la gestion courante de l'organisation ne dispose pas de la compétence nécessaire pour décider du report ou de l'annulation de la grève générale. Une telle décision relève exclusivement de la commission administrative nationale, organe qui avait initialement arrêté la date de la grève. Entre la pression des délais légaux et la complexité de la situation interne, les prochaines heures s'annoncent déterminantes pour l'issue de l'une des séquences syndicales les plus sensibles de la période actuelle.
Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!