The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les discussions autour du dossier iranien connaissent un nouvel épisode diplomatique marqué par des positions fermes, mais ouvertes au dialogue. Mercredi, le président américain Donald Trump a réaffirmé sa volonté de poursuivre les négociations avec Téhéran, à l'issue d'un entretien de près de trois heures à la Maison-Blanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Washington privilégie l'option diplomatique À l'issue de cette réunion, la septième entre les deux dirigeants depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, le président américain a indiqué sur sa plateforme Truth Social qu'aucun accord définitif n'avait été conclu, si ce n'est la détermination commune à poursuivre les discussions avec l'Iran. Trump a souligné que parvenir à un accord restait l'option privilégiée de Washington, espérant que « les Iraniens seront cette fois plus rationnels ». Il a rappelé que lors d'une précédente phase de négociation, l'Iran avait choisi de ne pas conclure d'accord, une décision qui, selon lui, s'était retournée contre Téhéran. Le président américain faisait référence aux frappes menées par les Etats-Unis contre trois sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de douze jours déclenchée par Israël en juin dernier. Malgré ces tensions, Trump a tenu à insister sur la solidité des relations entre les Etats-Unis et Israël. Les « besoins sécuritaires » d'israël au cœur des échanges Dans un communiqué succinct, le bureau de Benjamin Netanyahu a précisé que les discussions ont porté à la fois sur les négociations avec l'Iran et sur la situation dans la bande de Gaza. Le Premier ministre israélien a notamment mis en avant les « besoins sécuritaires » d'Israël dans le cadre des pourparlers en cours avec Téhéran. Les deux dirigeants ont convenu de poursuivre une coordination et un contact étroits. Fait notable, cette rencontre s'est déroulée à huis clos, sans accès à la presse et sans conférence de presse conjointe, une démarche relativement inhabituelle pour ce type de sommet. Extension des discussions au programme balistique ? Selon plusieurs sources, Israël souhaiterait que les négociations américaines ne se limitent pas au seul programme nucléaire iranien, mais qu'elles incluent également des restrictions sur l'arsenal balistique de Téhéran ainsi que sur d'autres dossiers sécuritaires régionaux. Donald Trump a averti à plusieurs reprises qu'en l'absence d'accord, des frappes pourraient être envisagées contre l'Iran. Téhéran, de son côté, a menacé de riposter en cas d'attaque, alimentant les craintes d'une escalade militaire régionale. Mardi, lors d'une série d'interviews, le président américain a affirmé qu'il pensait que l'Iran cherchait à conclure un accord, tout en prévenant qu'il prendrait « des mesures très strictes » en cas de refus. Téhéran réaffirme son attachement à la souveraineté Côté iranien, le président Masoud Pezeshkian a déclaré mercredi, à l'occasion du 47e anniversaire de la Révolution islamique, que son pays était prêt à accepter « tout mécanisme de vérification » visant à confirmer le caractère pacifique de son programme nucléaire. « Nous ne cherchons pas à posséder des armes nucléaires. Nous l'avons répété à maintes reprises et nous sommes prêts à toute vérification », a-t-il affirmé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a pour sa part indiqué qu'un accord restait possible à condition qu'il soit « juste et équilibré ». Il a insisté sur le fait que la souveraineté et la dignité de l'Iran n'étaient « pas négociables ». Après un premier cycle de discussions tenu le 6 février à Oman, Washington et Téhéran ont exprimé leur volonté de poursuivre le dialogue. L'Iran a toutefois précisé que les pourparlers portaient exclusivement sur le dossier nucléaire, excluant la question des missiles. Renforcement militaire américain Dans un entretien accordé à Fox Business, Donald Trump a déclaré qu'un « bon accord » signifierait « pas d'armes nucléaires, pas de missiles », sans fournir davantage de détails. Il a également confié au site Axios envisager l'envoi d'un deuxième groupe aéronaval dans le cadre d'un important renforcement des forces américaines à proximité de l'Iran. Des sources citées par l'Agence France-Presse indiquent qu'Israël s'inquiète de la possibilité que les Etats-Unis concluent un accord limité, qui ne comprendrait ni restrictions sur le programme de missiles balistiques iranien ni arrêt du soutien de Téhéran à ses alliés régionaux. Dans ce contexte de menaces croisées et de négociations fragiles, l'équilibre demeure précaire, avec en toile de fond la crainte d'un conflit régional d'ampleur. 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