The liveblog has ended. No liveblog updates yet. En l'espace de 24 heures, la scène internationale s'est structurée autour d'un triptyque clair : Gaza – Iran – marchés mondiaux. Diplomatie sous pression, risques militaires persistants et réactions immédiates des places financières composent une séquence à haute intensité géopolitique et économique. Gaza, ONU, Washington : une séquence diplomatique sous très haute tension Le dossier Gaza continue de dominer l'agenda international. À New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à rendre permanent l'accord de cessez-le-feu à Gaza, tout en critiquant l'extension du contrôle israélien en Cisjordanie, qualifiée de menace pour la solution à deux Etats. Plusieurs capitales redoutent un chevauchement entre le cadre onusien et la nouvelle initiative américaine. À Washington, Donald Trump doit présider la première réunion de son "Board of Peace", réunissant plus de 45 pays (47 pays + l'Union européenne selon des sources américaines). Les discussions portent sur des dossiers sensibles : le désarmement du mouvement de résistance Hamas, l'acheminement de l'aide humanitaire et la reconstruction de Gaza. Selon les premières estimations, un fonds initial de 5 milliards de dollars serait envisagé pour la reconstruction, dont 1,2 milliard attendu des Emirats arabes unis et 1,2 milliard du Koweït. Cette plateforme inclut Israël mais ne comprend pas de représentants palestiniens, ce qui alimente les critiques. L'aide humanitaire a augmenté mais reste jugée insuffisante. Un comité technocratique a été désigné pour gérer les affaires quotidiennes à Gaza, tandis que les questions de sécurité et de reconstruction lourde demeurent en suspens. Cette séquence s'inscrit dans le contexte de la guerre à Gaza et des accusations de génocide portées par de nombreuses voix internationales. Iran : la tension militaire fait bondir le pétrole Le front iranien constitue le second foyer majeur de tension mondiale. Après des discussions indirectes américano-iraniennes à Genève, Sergueï Lavrov a averti qu'une nouvelle frappe américaine contre l'Iran aurait de « graves conséquences ». Les marchés ont immédiatement réagi. Le pétrole a enregistré sa plus forte hausse quotidienne depuis octobre : * Brent : environ 70,60 $ * WTI : environ 65,47 $ Chaque risque sur l'offre énergétique au Moyen-Orient déclenche une réaction instantanée des marchés. Pour la Tunisie et les économies importatrices d'énergie, l'impact potentiel concerne directement la facture énergétique, les coûts logistiques et l'inflation importée. Ukraine : une accalmie fragile sur le front énergétique En Ukraine, la situation énergétique reste sous pression malgré une amélioration temporaire liée à une météo moins rigoureuse. Les importations d'électricité ont reculé de 3% à environ 311 GWh la semaine dernière, après plusieurs semaines de hausse. Les exportations demeurent nulles depuis trois mois. Certaines régions ont subi récemment des températures proches de -30°C, alors que des frappes russes ont visé des infrastructures énergétiques. La pression sur le réseau reste structurelle. Corée du Nord, Soudan, Venezuela : des signaux multiples de tension En Asie, la Corée du Nord a présenté un nouveau lance-roquettes à capacité nucléaire selon ses médias d'Etat, renforçant les inquiétudes régionales. Au Proche-Orient, une visite de Marco Rubio en Israël est annoncée le 28 février dans un contexte de tensions liées à l'Iran. Un responsable onusien a évoqué une « annexion de facto graduelle » en Cisjordanie. En Afrique, l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont dénoncé de possibles « crimes contre l'humanité » au Soudan. En Amérique latine, le chef du Southern Command américain est en visite au Venezuela pour des discussions sécuritaires. Marchés mondiaux : l'IA soutient les Bourses, la géopolitique domine Les marchés asiatiques ont été portés par les valeurs technologiques, notamment après des annonces liées à Nvidia et Meta, mais dans un climat nerveux. Principaux indices : * Nikkei : +0,8% à 57 582,93 * Kospi : +2,8% à 5 661,22 * S&P 500 : +0,6% à 6 881,31 * Dow Jones : +0,3% à 49 662,66 * Nasdaq : +0,8% à 22 753,63 Le pétrole reste élevé (Brent 70,62 $, WTI 65,36 $) et le bitcoin évolue autour de 67 000 $ (-1,3%). Les minutes de la Fed indiquent que la banque centrale américaine n'est pas pressée de baisser ses taux. Certains responsables n'excluent pas de nouvelles hausses si l'inflation persiste. Cela signifie un dollar potentiellement plus ferme et un coût de financement plus élevé pour les économies émergentes. Or et valeurs refuges : prudence persistante L'or demeure recherché avec un cours spot autour de 4 980,60 $ l'once, et des contrats à terme proches de 4 999,70 $. Les investisseurs restent en mode prudence face aux incertitudes géopolitiques et aux attentes sur l'inflation américaine. Asie-Pacifique : taux, inflation et méga-accords Au Japon, 58% des économistes interrogés (43 sur 74) anticipent un taux directeur à 1% d'ici fin juin, après une hausse à 0,75% en décembre, niveau inédit depuis 30 ans. En Nouvelle-Zélande, le taux directeur est maintenu à 2,25%, avec une inflation à 3,1% au dernier trimestre, attendue dans la cible 1%–3% prochainement. Par ailleurs, des entreprises indonésiennes et américaines ont signé 11 accords préliminaires totalisant 38,4 milliards de dollars, couvrant les mines, l'énergie, l'agriculture, le textile et la technologie. Afrique : l'or soutient la performance minière En Afrique du Sud, Gold Fields a plus que doublé son bénéfice annuel : * Bénéfice par action : 2,88 $ (contre 1,33 $ un an plus tôt) * Dividende final : 18,50 rands par action * 353 millions de dollars de retours additionnels aux actionnaires Dans un contexte de tensions géopolitiques, les producteurs liés aux métaux précieux bénéficient d'un environnement favorable. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!