Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le colonel à la retraite Mokhtar Ben Nasr, expert en sécurité et ancien officier de l'armée nationale, a estimé que l'Iran a réussi à se défendre efficacement au cours de la première semaine de la guerre en cours au Moyen-Orient. Dans une déclaration accordée ce lundi 9 mars 2026 à Tunisie Numérique, il a affirmé que Téhéran a réussi à frapper des cibles stratégiques en Israël et dans la région, tandis que les objectifs annoncés par les Etats-Unis et Israël n'auraient pas encore été atteints. Des frappes iraniennes contre des cibles sensibles Selon Mokhtar Ben Nasr, l'Iran a mené des attaques visant plusieurs intérêts américains dans la région, notamment à travers des frappes contre certains pays du Golfe et des sites stratégiques en Israël. Il estime que les autorités israéliennes auraient largement minimisé l'ampleur des dégâts, même si des images satellites provenant d'autres pays indiqueraient que certaines cibles sensibles ont été touchées. À ce stade, les objectifs annoncés par Washington et Tel-Aviv, notamment l'idée de provoquer une déstabilisation interne en Iran ou un changement de régime, ne se seraient pas concrétisés. L'expert souligne que la direction iranienne s'est rapidement réorganisée, avec la désignation d'un nouveau dirigeant, ce qui a contribué à maintenir la cohésion du pays. Un conflit qui dépasse le cadre régional Pour Mokhtar Ben Nasr, le conflit prend désormais une dimension internationale, notamment en raison de la présence croissante de forces navales dans la région. Il évoque la présence de navires chinois chargés de protéger les flux pétroliers, ainsi que le déploiement de forces navales par la Russie, la France et le Royaume-Uni pour sécuriser les routes énergétiques. Il estime également que l'Iran bénéficie d'un soutien international croissant, notamment en Europe où plusieurs voix s'interrogent sur les raisons du déclenchement de la guerre sans consultation préalable du Conseil de sécurité de l'ONU ni des partenaires européens de l'OTAN. Une guerre susceptible de durer Interrogé sur la durée possible du conflit, Ben Nasr considère que la guerre pourrait se prolonger, contrairement aux prévisions initiales qui tablaient sur une opération rapide. Il explique que les premières analyses, qui supposaient une capitulation rapide de l'Iran, se sont révélées erronées, notamment en raison du soutien populaire interne et de la capacité de résistance de l'appareil militaire iranien. Il rappelle également que le coût militaire pour les Etats-Unis est très élevé, en raison de la distance entre Israël et l'Iran et du déploiement massif de forces navales et aériennes. Selon lui, ces opérations pourraient coûter près d'un milliard de dollars par jour. Des capacités militaires iraniennes diversifiées L'expert militaire affirme que l'Iran a utilisé plusieurs types d'armements, dont des missiles hypersoniques et des missiles à charges multiples, capables de se fragmenter en plusieurs projectiles. Selon lui, Téhéran a adopté une stratégie progressive, passant de missiles conventionnels à des armes plus avancées afin de neutraliser progressivement les systèmes de défense adverses. Il estime que certains missiles iraniens ont réussi à atteindre leurs objectifs malgré les systèmes de défense israéliens comme le Dôme de fer ou le système David's Sling, ce qui témoignerait d'une évolution du rapport de force militaire. Le détroit d'Ormuz au cœur des inquiétudes Mokhtar Ben Nasr a également mis en garde contre les conséquences économiques et stratégiques liées à la situation dans le détroit d'Ormuz, passage clé pour le commerce mondial de pétrole et de gaz. Selon lui, ce corridor maritime est aujourd'hui quasi paralysé, de nombreux pétroliers évitant la zone par crainte d'attaques. Il explique que la fermeture totale du détroit pourrait avoir des répercussions majeures sur l'économie mondiale, notamment en Europe, car cette route maritime ne transporte pas seulement du pétrole et du gaz, mais également des marchandises et des denrées alimentaires. L'expert estime que si la guerre devait se prolonger plus d'un mois, elle pourrait provoquer de graves perturbations dans l'approvisionnement énergétique, voire conduire à des mesures exceptionnelles comme le rationnement du pétrole dans certaines régions du monde. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!